Réchauffement climatique

Corinne Lepage tire un bilan sans fard de Copenhague et trace des perspectives pour l'avenir.
L'image n'est pas d'une qualité excellente mais le son est bon. Je vous invite à écouter, donc, cette interview réalisée par Terre.tv
Après un échec de la violence de celui que nous venons de vivre et qui restera dans l’Histoire à un niveau équivalent à ce qu’eut été un succès témoignant de la capacité de l’Humanité d’assumer son destin, il va de soi que nous devons réfléchir aux causes et conséquences du tsunami qui vient de se passer.

lire la tribune de Corinne Lepage sur actu-environnement.com

Dans une tribune publiée sur http://www.actu-environnement.com , Hervé Le Treut nous rappelle les principaux enjeux du réchauffement climatique, et qu'il ne faut pas se laisser abuser par les arguments des "sceptiques", car c'est l'avenir des générations futures qui est en jeu, hic et nunc.

Hervé le Treut, directeur du laboratoire de météorologie dynamique (CNRS, université Pierre-et-Marie-Curie), interroge sur les raisons et motivations des récentes remises en causes des travaux du GIEC à la veille de l’ouverture du sommet des Nations Unions sur le changement climatique.
lire l'article sur www.actu-environnement.com

La conférence de Copenhague s’annonce sous de très mauvais augures. Si les propositions ne manquent pas, les questions de financement et de partage équitable du fardeau sont éludées. Certains en sont déjà à proposer de renvoyer à la conférence de Mexico, en 2010, le soin de finaliser un accord.

Lire l'article de Corinne Lepage sur www.actu-environnement.com
« Les observations récentes confirment que, compte-tenu des hauts niveaux d’émissions [des gaz à effet de serre] observés, le pire scénario du GIEC (ou même pire encore) est en train de se réaliser. », avertissent les scientifiques réunis à l’occasion de la récente conférence sur le climat de Copenhague, qui nous mettent du même coup face à nos responsabilités en rappelant qu’« il n’y a aucune excuse à l’inaction. Nous disposons maintenant de suffisamment d’outils et de compétences - économiques, technologiques, comportementales, et de pilotage - pour agir efficacement face au défi du changement climatique. Mais ils doivent être vigoureusement et largement mis en œuvre pour accomplir la transformation sociétale nécessaire à la « décarbonation » des économies ».

Voici les six « messages clés » que les congressistes ont adressé au monde.

Site de la conférence de Copenhague



I Tendances climatiques

Les observations récentes confirment que, compte-tenu des hauts niveaux d’émissions [des gaz à effet de serre] observés, le pire scénario du GIEC (ou même pire encore) est en train de se réaliser. Pour de nombreux paramètres-clef, le système climatique est déjà en train de changer au-delà du schéma de variabilité naturelle dans lequel notre société et notre économie sont nées et se sont développées. Ces paramètres incluent la température moyenne de surface, l’augmentation du niveau de la mer, les dynamiques [d’interaction] entre l’océan et les calottes glaciaires, l’acidification de l’océan et les évènements climatiques extrêmes. Il existe un risque significatif pour que nombre de ces tendances s’accélèrent à l’avenir, conduisant à un risque accru de changements climatiques abrupts ou irréversibles.

II Déstabilisations Sociales

La communauté scientifique fournit de nombreuses informations afin d’aider aux discussions sur « les dangers du changement climatique ». Des observations récentes montrent que les sociétés sont fortement vulnérables, même à de niveaux modérés de changements climatiques, et que les pays ou les communautés pauvres sont particulièrement exposées à ces risques. Des élévations de température au-dessus de 2° c seront très difficiles à gérer pour nos sociétés actuelles, et augmenteront le niveau de perturbations [sociales] dues au climat durant ce siècle.

III Stratégie à Long Terme

Une atténuation [des émissions de gaz à effet de serre] rapide, soutenue et efficace, basée sur une action coordonnée au niveau régional et local, est requise pour éviter « un changement climatique dangereux », indépendamment de la façon dont on le définit. Des objectifs trop limités pour [l’échéance] 2020 augmentent le risque de dépasser des point de basculement, rendant la possibilité d’atteindre les objectifs de 2050 encore plus difficile. Retarder la mise en place d’actions d’atténuation efficaces augmente significativement les coûts sociaux et économiques à long terme de l’adaptation et de l’atténuation.

IV La dimension de l’Equité

Le changement climatique a et aura assurément des effets fortement différenciés sur les populations dans et entre les pays et régions, pour cette génération et les générations futures, et sur les sociétés humaines et la Nature. Un filet de protection efficace et bien conçu aux fins de l’adaptation [à ces changements] est nécessaire pour les personnes les moins à mêmes de faire face aux impacts du changement climatique, et une stratégie d’adaptation commune mais différenciée est nécessaire pour protéger les pauvres et les plus vulnérables.

V L’inaction est Inexcusable

Il n’y a aucune excuse à l’inaction. Nous avons maintenant suffisamment d’outils et de compétences - économiques, technologiques, comportementales, et de pilotage - pour agir efficacement face au défi du changement climatique. Mais ils doivent être vigoureusement et largement mis en œuvre pour accomplir la transformation sociétale nécessaire à la « décarbonation » des économies. Un vaste gamme de bénéfices résultera d’un effort concerté pour modifier aujourd’hui notre [modèle] économique de l’énergie, y compris l’augmentation des emplois dans le secteur des énergies durables soutenables, la réduction des coûts du changement climatique pour la santé et pour l’économie, la restauration des écosystèmes et la revitalisation des services que ceux-ci [nous] rendent.

VI Faire Face au Défi

Pour accomplir la transformation de la société requise pour faire face au défi du changement climatique, nous devons surmonter un nombre significatif de contraintes et saisir des opportunités essentielles. Cela inclut de réduire l’inertie des systèmes économiques et sociaux ; de tabler sur le désir grandissant des opinions publiques pour que les gouvernements agissent contre le changement climatique ; de supprimer les subventions implicites et explicites ; de réduire l’influence des intérêts particuliers qui augmentent les émissions et réduisent nos capacités d’action ; d’être capable de favoriser le passage d’une gouvernance inefficace et d’ institutions faibles vers un gouvernance innovante des Etats, du secteur privé et de la société civile ; et d’engager les sociétés dans une transition vers des normes et des pratiques qui renforcent la soutenabilité.

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