Martinique

Article paru sur le journal du développement durable :

Au cœur de l’archipel des Petites Antilles, à l’extrême sud de la Martinique, la presqu’île de Sainte-Anne s’est lancée dans une politique de développement durable et solidaire. Au programme : constructions respectueuses de l’environnement, écotourisme et aménagement responsable.

Célèbre pour sa plage des Salines, Sainte-Anne veut conjuguer son sa croissance avec une politique respectueuse de l’environnement. La commune est à l’origine de la création, il y a trois ans, d’une société d’économie mixte dédiée à cet objectif, baptisée SemSud. Objectif : favoriser l’émergence d’un développement durable et solidaire dans la région à travers des actions dans trois domaines principaux : la construction, le développement territorial et l’exploitation responsable des sites naturels. Parmi les premières initiatives : la construction d’un lotissement « durable » dans le cadre d’une démarche HQE. L’ensemble immobilier regroupera 27 logements sur un peu moins d’un hectare. Afin de réduire les dépenses énergétiques, les bâtiments seront disposés de façon à avoir la meilleure orientation possible en termes d’aération et d’ensoleillement. Un dispositif de récupération de l’eau de pluie sera également mis en place.

Vers un tourisme « durable »

L’écotourisme est aussi à l’ordre du jour pour la commune balnéaire qui accueille 2,5 millions de touristes par an. En cours de réalisation : l’exploitation d’un camping avec matériaux écologiques et mise à disposition de produits bio pour les visiteurs. Cette démarche sera prolongée sur le territoire de la commune voisine du Vauclin où SemSud étudie la possibilité d’y réaliser deux nouveaux établissements d’hôtellerie « durable » (résidence de tourisme et hôtellerie de plein air).
Martinique : la crise de la mer
sur France Ô


Si la mention de la faune marine aux Antilles peut évoquer spontanément des fonds marins foisonnant de poissons multicolores, la réalité est tout autre.
Pour les professionnels de la mer, le constat est unanime : les poissons deviennent rares.
Rendez- vous à la Martinique pour une revue de l’état des ressources halieutiques. Sur la bande côtière de l’île, le processus de disparition de la faune aquatique s’est enclenché voilà 15 ans. La surpêche, la pollution et les activités de loisirs pas toujours éthiques des plongeurs et des plaisanciers menacent la richesse des écosystèmes marins.
En plateau, Gérard d’Abboville et Maurice Héral, directeur de la stratégie et de la prospective pour l’IFREMER.

Première diffusion : Jeudi 22 janvier à 21h30 (France ô)
Rediffusions : Dimanche 25 à 14h30 et mercredi 28 à 15h15 (France ô)
Jeudi, les élus martiniquais réunis en Congrès ont adopté à une très large majorité le principe d'évoluer statutairement de l'article 73 (celui de l'identité législative) à celui de l'article 74 de la Constitution, qui confère au territoire une plus large autonomie dans certains domaines de compétences.

Cette résolution a été votée par le MIM et le RDM, les élus de droite se sont abstenus et ceux du PPM ont été comptabilisés comme nuls, vu que lesdits élus ont brandi lors du vote une pancarte demandant à ce qu'un nouvel article confère davantage d'autonomie à la Martinique.
Par ailleurs, les élus ont acté le principe d'une chambre unique, élue au scrutin de liste à la proportionnelle. Le PPM proposait lui un scrutin mixte qui permettrait de garantir la représentativité de tous les territoires.

Cette décision est un grand pas, qui vient relancer l'évolution institutionnelle qui était stoppée depuis le référendum du 7 décembre 2003. Reste à savoir dorénavant quelles compétences les élus vont demander à exercer, à ce que les conseils régionaux et généraux valident la démarche et, surtout, que le gouvernement donne son accord.
Concernant les compétences, on peut, en se basant sur celles de St Martin et St Barthélemy, supposer que l'urbanisme, l'environnement, l'énergie, les transports, le tourisme,... en feront déjà partie. On peut aussi se poser la question concernant le commerce.
On peut juste regretter, concernant l'utilisation faite de l'article 73, que, sauf depuis quelques semaines dans le projet de loi sur le Grenelle de l'environnement, Région et Département n'aient jamais demandé d'exercer aucune compétences spécifique, comme le permettait l'application de l'art 73.

Si l'évolution de la Martinique en collectivité d'Outre-Mer régie par l'article 74 de la Constitution venait à se concrétiser, ce serait un pas d'une envergure nettement plus importante que celles des deux COM de St Martin et St Barthélemy : 10 fois plus d'habitant, une plus grande diversité d'activités,... on passerait du laboratoire au test en grandeur nature !

Quant à une évolution possible de la Guadeloupe, Victorin Lurel a de suite coupé court à toute initiative de ce genre, arguant que les élus et la population guadeloupéennes y étaient déjà moins favorables que la Martinique en 2003.
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