
Cap21 a choisi de soutenir et de participer, avec Anne Huetz, à la
liste commune entre Europe Ecologie et les Verts, afin de mieux défendre notre cause commune à tous : l'environnement de la Réunion.
A l'heure de Copenhague, il faut agir davantage pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre. Mais à plus long terme, la Réunion doit anticiper sur la raréfication du pétrole, et adopter des
politiques régionales en conséquence : repenser les transports, économiser l'énergie, favoriser l'agriculture vivrière et l'agroalimentaire, se tourner vers un tourisme durable, valoriser la
biodiversité,... le tout en créant de l'emploi et retissant le lien social.
L'environnement est une compétence typiquement régionale, au même titre que le développement économique ou la formation professionnelle. C'est pourquoi j'invite les électeurs de la Réunion à saisir
la chance que sont les élections régionales de pouvoir mettre l'environnement au coeur des débats, et au coeur de l'action de nos futurs élus.
Benoit Chauvin
Responsable Cap21 Outre-Mer
Cap21 Outre-Mer s'associe à la démarche de l'ARMSE (Association Réunionnaise Médicale Santé Environnement)
contre l'implantation de deux incinérateurs à la Réunion : l'un à
Saint-Pierre, l'autre à Saint-André.
Tout comme nous l'avons toujours soutenu pour la Guadeloupe, qui malgré tout a inscrit la possibilité d'un tel incinérateur dans son PDEDMA de l'an dernier,
l'incinération est la pire des
solutions pour la gestion des déchets.

Non seulement elle peut être dangereuse pour la santé,
non seulement elle crée des déchets de classe II (les refioms) qui doivent être stockés dans des conditions très drastiques,
non seulement elle est pauvre en emploi,
non seulement elle est couteuse,
mais en plus
elle empêche tout développement de solutions de traitement et de valorisation alternative ! En effet, une fois créé, l'incinérateur doit absorber chaque jour
son quota de déchets de façon à être rentabilisé.
Aussi, si on veut que la gestion des déchets soit une véritable filière d'emploi et de respect de l'environnement, il est indispensable d'accélérer dès maintenant le développement des filières
de valorisation alternatives : compostage, méthanisation, recyclage.
Si vous aussi vous êtes inquiet ou opposé à l'incinération, ou si vous souhaitez tout simplement en savoir plus, découvrez l'action de l'ARMSE et aidez-les dans leur démarche pour faire modifier le PDEDMA avant qu'il ne soit
adopté.
Article paru dans Clicanoo.com, le 13 septembre 2008
L’apparition, hier matin, d’un trémor qui “signe” habituellement l’arrivée en surface du magma a fait croire un moment aux volcanologues au début d’une éruption. Cet élément nouveau associé à un
important dégazage confirme cependant la présence de magma à très faible profondeur sous le Dolomieu. Le déclenchement d’une éruption est plus que jamais d’actualité, mais son échéance reste
difficile à préciser. L’alerte 1 interdisant l’accès à l’enclos a été réactivée par la préfecture.
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lire la totalité de l'article publié dans Clicanoo.com
Article provenant du journal de l'environnement
Le ministre chargé de l’environnement Jean-Louis Borloo a signé mardi 8 juillet à la Réunion le premier accord territorial dit d’application outre-mer du Grenelle de l’environnement, à l’occasion
de l’ouverture de la conférence internationale de l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN).
Cet accord a pour effet de lancer le programme «Gerri» (Grenelle de l’environnement à la Réunion-réussir l’innovation) qui vise l’autonomie énergétique de l’île en 2025 en appliquant, comme pour le
Grenelle, le principe de la réunion et de la décision à 5. Jean-Louis Borloo a indiqué que ce projet est «le développement accéléré et combiné du solaire, de la biomasse, des énergies marines, de
la géothermie, de l’éolien, une nouvelle stratégie pour les déplacements, avec notamment une migration vers le tout électrique à terme... c’est faire en sorte que La Réunion soit le premier
territoire à entrer dans l’ère de l’après pétrole». Selon lui, «la réussite à la Réunion doit préfigurer le succès de la France, de l’Europe et du monde dans la lutte contre le changement
climatique et dans cette transition énergétique absolument fondamentale ».
L’île ne part pas de zéro en matière d’autonomie énergétique puisque, selon des chiffres de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) datant de 2007, 34% de l’électricité
consommée à la Réunion est d’origine renouvelable (dont 22% d’énergie hydraulique).
Moins d'un an après sa création, le parc naturel de la Réunion à la fois voit ses chances d'être reconnu et protégé au niveau mondial, et se retrouve au coeur de la polémique.
D'une part, la Réunion a présenté un dossier de classement de certains sites au patrimoine mondial de l'UNESCO, dossier qui devrait être transmis à l'UNESCO le 9 janvier prochain et aboutir à une décision en 2009.
En même temps, le conseil d'administration du parc naturel a accepté des forages tests dans la Plaine des Sables pour le compte de la Région, pour savoir si oui ou non il y a en cet endroit un potentiel géothermique suffisant pour implanter une usine de production électrique en ces lieux. Le hic est que le conseil scientifique du parc naturel était opposé à ces mêmes tests, entrainant l'annonce de la démission du président du conseil scientifique, René Squarzoni. Pour le moment la situation se stabilise, mais ce cas précis montre bien la difficulté du parc naturel à garantir la protection de la nature face à des enjeux externes jugés plus importants.
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