Santé

Nous apprennons avec tristesse qu'une fillette de huit ans est morte des suites de la grippe A(H1N1). La fillette, admise samedi à l'hôpital Gaston-Bourret de Nouméa, est décédée lundi d'une pneumonie consécutive à la grippe H1N1. Considérée comme un cas à risque, elle était sous traitement viral depuis une semaine. (source AFP)

Pour mieux comprendre le contexte épidémique de l'Outre-Mer dans lequel s'inscrit le décès de cet enfant, on peut déjà compiler les données fournies par l'INVS. Pour l'ensemble de l'Outre-Mer, on totalise au 10 août 433 cas confirmés de grippe A H1N1, contre 691 en Métropole. L'Outre-Mer paie un lourd tribut à la grippe A, qui présage peut-être des risques de contagion lorsque les conditions climatiques seront devenues plus favorables à son développement.

On comptabilise dans le bassin Atlantique : 
- 11 cas confirmés en Martinique, dont 4 depuis le 3 août. 6 cas ont été acquis localement.
- 3 cas confirmés, tous importés, en Guadeloupe, dont 1 depuis le 3 août.
- 4 cas confirmés à Saint-Martin, dont 3 acquis localement
- 3 cas confirmés en Guyane, don 1 acquis localement.
- aucun cas confirmé à Saint-Barthélemy

Dans l'hémisphère Sud, qui est en période hivernale, on constate :

- A la Réunion, une fréquence de consultation pour cas de grippe dans la moyenne des années précédentes. Sur les 463 prélévements analysés depuis le 1er juin, 104 sont positifs pour le AH1N1.
Mais le nombre de cas confirmés AH1N1 est en progression croissante dans le nombre total de cas de grippe, au détriment des virus saisonniers.

- A Mayotte, 1 seul cas a été confirmé
- En Nouvelle-Calédonie, 266 cas ont été confirmés, dont 205 cas communautaires
- En Polynésie, 33 cas ont été confirmés, dont 6 communautaires
- A Wallis-et-Futuna, 8 cas ont été confirmés et 2 de plus sont probables.

Source : INVS http://www.invs.sante.fr/surveillance/grippe_dossier/points_h1n1/grippe_A_h1n1_120809/Bulletin_grippe_12_08_09.pdf

Ces données montrent que la transmission peut être importante en période favorable au développement de la grippe, dans les mois qui viennent.

Les analyses sur les 4 personnes sous surveillance à l'Hôpital de Bruyn se sont avérées négatives, ce qui fait reculer le risque d'épidémie de grippe au niveau local. Heureusement.
POINTE-A-PITRE, 6 mai 2009 (AFP) - Quatre personnes suspectées d’être infectées par le virus de la grippe porcine, dont l’état de santé "n’est pas alarmant", ont été hospitalisées dans l’île de Saint-Barthélémy (à 250 km au nord de Pointe-à-Pitre), a annoncé mardi soir un communiqué de la Représentation de l’Etat dans cette Collectivité d’outremer (COM).

"Quatre cas possibles de nouvelle grippe A H1N1 ont été signalés à Saint-Barthélémy" et les prélèvements effectués "sont transmis vers le Centre national de référence de Guyane pour analyses", précise le communiqué signé du préfet-délégué Dominique Lacroix. Ces personnes, "dont l’état de santé n’est pas alarmant" selon le communiqué, "reviennent des Etats-Unis après une croisière dans l’arc Pacifique mexicain". Selon le préfet-délégué, la Cellule régionale d’épidémiologie Antilles-Guyane et la DSDS de la Guadeloupe "vont poursuivre leur enquête auprès des familles et des autres passagers de cette croisière, qui ont été invités individuellement à respecter un certain nombre de précautions".
Les champs électromagnétiques pourraient « être à l'origine d'un problème de santé publique majeur » écrivent quatre scientifiques, en plein débat sur les dangers des antennes de téléphonie.

Thristian - creative commons Voilà qui ne contribuera pas à apaiser le débat sur les dangers des antennes de téléphonie mobile. Lundi, des scientifiques ont estimé que les champs électromagnétiques pourraient « être à l'origine d'un problème de santé publique majeur ». « Les effets des champs électromagnétiques sur notre santé sont démontrés par l'observation clinique de très nombreuses investigations toxicologiques et biologiques et certaines études épidémiologiques », soulignent quatre professeurs, dans une déclaration publiée à l'occasion d'un colloque au Sénat sur l'enjeu sanitaire des technologies sans fil.

Les signataires sont l'Allemand Franz Adlkofer, coordinateur du projet de recherche européen Reflex rassemblant 12 équipes de 7 états membres, le Français Dominique Belpomme, cancérologue et les Suédois Lennart Hardell, cancérologue et chercheur, et Olle Johansson, du département de neuroscience du Karolinska Institute. Ils notent encore qu'il existe « un nombre croissant de malades devenus intolérants aux champs électromagnétiques » et qu'« on ne peut exclure chez eux l'évolution vers une maladie dégénérative du système nerveux, voire certains cancers ». Il y a selon eux urgence à appliquer le principe de précaution.

Une table ronde le 23 avril
Les technologies sans fil et les champs électromagnétiques pulsés sont accusés régulièrement d'impacts sur la santé, même si le débat scientifique reste ouvert sur le sujet. A l'initiative des associations Agir pour l'environnement et Priartem, un sondage réalisé par l'institut BVA fait apparaître que 80% des personnes interrogées sont favorables (45% tout à fait, 35% plutôt) à ce que le gouvernement réglemente davantage le développement des antennes relais. 16% n'y sont pas favorables (pas du tout 8%, plutôt pas 8%), et 4% ne se prononcent pas (sur 1001 personnes interrogées par téléphone les 13/14 mars selon la méthode des quotas).

La France, commentent les associations, dispose d'une réglementation « particulièrement laxiste » avec des normes d'exposition maximales plus élevées que nombre de pays européens. Elles demandent l'application du principe de précaution et une baisse « très significative » des valeurs d'exposition maximales aux champs électromagnétiques des antennes relais, « comme le réclame le parlement européen ». Une table ronde sur les effets potentiels des téléphones mobiles et des antennes relais sur la santé sera organisée par le ministère de la Santé le 23 avril, à la demande du Premier ministre.


Les associations demandent des précisions
Des associations, reçues lundi par la secrétaire d'état à l'Ecologie, Chantal Jouanno, en préparation du « grenelle de la téléphonie mobile », ont réclamé des précisions. « On a un peu l'impression que c'est un exercice de style et que l'objectif est de faire de la communication autour du sujet sans vraiment chercher de solutions », a regretté Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'Environnement. « Quant au contenu, on ne sait toujours pas si la question des antennes relais va être réintroduite ou pas. »


>>> voir le dossier de l'expansion.com

Chaque jour, plus de 14m3 d'air circulent dans nos poumons.

Chargé de particules nocives, comme les oxydes d'azote, l'ozone ou les poussières fines, l'air vicié peut causer des dommages importants à la santé, quelque soit l'âge.

Au banc des accusés, les transports routiers sont en première ligne. Mais d'autres pollutions comme celles causées par les pesticides ou par les dioxines, doivent être mieux contrôlées.

lire le dossier réalisé par cap21


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