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Mise au point, réglement de comptes,... les critiques ont fusé sur le dernier livre d'Yves Jégo.

Si en effet il est plutôt critique sur la manière dont les grèves et manifestations du début 2009 ont été perçues en Métropole, y compris à Matignon, je trouve que globalement la vision qu'il fait des événements est réaliste. Evidemment elle n'est que partielle, sinon partiale mais il est toujours intéressant de voir comment les événements ont été vécus de l'intérieur, par l'un des acteurs et non des moindres.

Enfin, sur le pur plan du style, on sent bien qu'Yves Jégo a l'habitude de l'écriture car son ouvrage se lit d'une traite, avec une grande fluidité. Bref, je vous en conseille la lecture...

Voici quelques extraits tirés d'un article de Futura-Sciences :

17.291 : c'est le nombre d'espèces considérées comme menacées par l'UICN... sur les quelque 48.000 que cette organisation recense de manière continue. Le chiffre n'est pas surprenant et ne fait que confirmer les résultats du bilan publié en juillet 2009. La France serait au huitième rang mondial pour le nombre d'espèces menacées...

© Matjaz Bedjanic L'UICN (Union mondiale pour la conservation de la nature) effectue depuis plusieurs années un travail sérieux sur le suivi d'un grand nombre d'espèces animales et végétales. Elle comptabilise aujourd'hui les effectifs de 47.677 espèces réparties dans le monde entier et dans tous les milieux, terrestres, d'eau douce et marins. L'organisation vient de publier une nouvelle mise à jour de sa désormais célèbre liste rouge, groupant les espèces en sept catégories, de Préoccupation mineure à Eteintes, auxquelles s'en ajoute une huitième, Insuffisamment documenté.

Le dernier total regroupant les catégories En danger critique d’extinction, En danger et Vulnérable atteint 17.291. On conclut donc que 36,3% des espèces suivies connaissent actuellement un risque réel, voire très élevé, de disparition.

Il ne s'agit pas d'un décompte exhaustif concernant toutes les espèces connues (1,8 million à ce jour), lequel, d'ailleurs, n'existe pas. Cet échantillon de près de 48.000 espèces n'a pas la valeur d'un sondage scientifique. Les experts de l'UICN cherchent d'abord les données disponibles. Mais cette liste, qui s'allonge continûment, constitue aujourd'hui le meilleur indicateur connu de la biodiversité.

Quand des forêts brûlent en Amazonie, en Indonésie ou à Madagascar, il est certain que disparaissent des espèces endémiques encore inconnues de la science.
« En janvier commencera l’Année internationale de la biodiversité, souligne Jane Smart, directrice du Groupe pour la conservation de la biodiversité de l’UICN. Selon les dernières analyses de la Liste rouge de l’UICN, il sera impossible d’enrayer la perte de la biodiversité en 2010, comme le prévoyait notre objectif. »


Les résultats sont également triés par région, ce qui permet de constater que le territoire français abrite 778 espèces menacées à l'échelle mondiale. La France se classe ainsi au huitième rang des nations les plus concernées et se trouve donc devant une certaine responsabilité. Notre pays doit cette situation aux territoires d'outre-mer, en particulier, précise l'UICN, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie.

Ce livre « Entre colère et espoirs » constitue une première. C’est en effet la première fois qu’un politique publie par la voie de l’édition Internet un ouvrage accessible gratuitement...
Ce choix délibéré est en cohérence avec les prises de position de l’auteur sur la loi HADOPI.

« Certaines chroniques peuvent apparaître comme prémonitoires soit dans les analyses, soit dans les solutions qui sont proposées. En réalité, il suffit généralement de poser les bonnes questions pour trouver des solutions les plus appropriées ».

Ce recueil de chroniques sur deux années de montée des crises souligne la modernité de la pensée de Pierre Mendès-France « gouverner, c’est prévoir ». C’est précisément parce que le politique a cessé de prévoir que, d’une part, il a subi l’action de ceux qui prévoyaient et que, d’autre part, il a oublié de préparer le futur.

La relecture de ces chroniques qui peut être ou non chronologique souligne qu’il n’existe aucune fatalité aux crises mais qu’elles sont le résultat de choix délibérés. Dès lors, d’autres choix peuvent être faits pour l’avenir.

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Le projet de loi réformant le Conseil Economique Social et Environnemental a été exposé au conseil des ministres du 25 août 2009 et sera bientôt soumis à débat au parlement.

Alors que deux des trois schémas de réforme possible prévoyaient une suppression de la représentation Outre-Mer, finalement cette dernière a été conservée. Ceci témoigne de la spécificité de nos territoires et la nécessité d'être représentés en tant que tel, de manière transversale.

Si cela n'est pas modifié par le Parlement, l'Outre-Mer devrait donc continuer d'être représenté par 11 conseillers au palais d'Iena, comme le confirme le projet de loi :

« Art. 7. - I. - Le Conseil économique, social et environnemental comprend :

(...)
« - Onze représentants des activités économiques et sociales des départements et régions d’outre-mer, des collectivités d’outre-mer et de la Nouvelle-Calédonie ;

Source AFP

PARIS — France Télécom a écopé mardi d'une amende de 27,6 millions d'euros pour abus de position dominante dans les départements d'outre-mer (DOM) entre 2001 et 2006, une onzième sanction pour l'entreprise la plus fréquemment réprimandée par l'Autorité de la concurrence.

"Manoeuvres abusives", "discours dénigrant" et "trompeur", "manière déloyale": le gendarme de la concurrence ne mâche pas ses mots face à l'opérateur historique, habitué de ce genre de procédures. Cette fois-ci, il lui est reproché d'"avoir entravé abusivement le développement de nouveaux opérateurs concurrents dans les DOM".


A l'origine de la saisine, deux acteurs locaux, Outremer Télécom en 2005, puis Mobius en 2006. Leurs plaintes contre ses pratiques en téléphonie fixe et internet en Martinique, Guadeloupe, Guyane et à la Réunion ont été jointes en 2008 et, même s'ils se sont désistés en 2009, la procédure a continué.


Conclusion des neuf sages: "France Télécom a utilisé sa position dominante résultant notamment de son ancien monopole pour s'octroyer, de manière déloyale, des avantages sur ses concurrents" qui n'ont donc pas pu "atteindre une taille critique suffisante".


A la Réunion, comme ses concurrents doivent louer ses réseaux pour lancer leurs offres internet, il a maintenu des tarifs de location "excessivement élevés" que les opérateurs alternatifs ont dû répercuter sur leurs prix de détail, "ce qui a freiné le développement du marché du haut débit". Dans le même temps, il a pratiqué des tarifs d'internet anormalement bas, impossibles à reproduire par les autres acteurs.


L'opérateur a aussi utilisé ses fichiers pour proposer aux clients l'ayant quitté "une offre commerciale spécifique" dans laquelle il "n'a pas hésité à dénigrer ses concurrents". Dans sa requête en 2005, Outremer Télécom estimait que la stratégie de France Télécom était de "coordonner l'ensemble de ces pratiques en vue d'épuiser l'opérateur concurrent de façon progressive".


Qualifiant l'ensemble de ces comportements de "particulièrement graves", l'Autorité souligne que "le dommage causé à l'économie (...) est d'autant plus lourd" que dans les DOM "les consommateurs disposent de revenus relativement faibles" et ont particulièrement besoin des télécoms "compte tenu de l'enclavement insulaire".

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