Cap21 relaie l'alerte de Bernard Duparc
Alerte, citoyennes et citoyens du pays il va falloir résister !
Depuis quelque temps les nuages s’accumulent, l’usine peine à sortir de terre dans les « OPA » de la finance internationale, le schéma minier toujours aux oubliettes, et voici que le corps électoral va devoir, encore, attendre !!!
Pourquoi ces reniements ?
Pourquoi ces risques de guerre civile ?
Comme disait la fable de La Fontaine avec cynisme, c’est celui qui écoute qui a tort, ce n’est pas celui qui dit ! C’est à l’encontre de la règle morale la plus élémentaire, celui qui a donné sa confiance, qui est le perdant. C’est intolérable ! Est-ce un piège, un complot ? on a oublié les événements ; les petits profiteurs sont ressortis de leurs trous et se demandent s’ils ne pourraient pas avoir encore plus de gâteau.
Quel est donc cet Etat qui se dit héritier des « lumières », qui discourt par le monde sur les droits des peuples premiers, qui veut des réformes sur les relations Nord-Sud et qui ici bafoue cent paroles sur le mode de l’oubli.
Indigène est à la mode, mais peut être pas ceux d’ici, car il convient que tout le monde ouvre les yeux, que tout le monde réalise et cherche dans son intelligence au-delà du communautarisme frileux et mesquin, au-delà de la peur de la différence et pour faire vivre ce qui hier encore était le leitmotiv : le destin commun.
Je vous le dis, des hommes de mal veulent encore une fois installer la peur, la violence et la misère espérant ignominieusement faire de cette honte le terrain à leurs projets de mauvais.
Entendre certains accuser d’autres d’avoir ramené la paix dépasse la simple ingratitude et devient indécent, lorsque ces propos n’ont pour finalité que de tenter de tirer avantage personnel au détriment de l’intérêt élémentaire de tous...comme trop souvent.
La seule façon que nous aurons de construire ce destin commun sera de savoir dépasser avec intelligence et détermination la limite du communautarisme. Communautarisme qui ne construit rien à long terme, communautarisme qui nous divise et nous affaiblit, communautarisme sans perspective, si ce n’est le confort de leaders de pacotille perpétuellement inquiets de leurs avantages personnels et seulement de cela.
Devant tant et tant de provocations et de reniements on ne peut opposer qu’une attitude, cette attitude qui est en fait notre seule force, c’est l’unité, l’unité du peuple ; non pas une unité de façade, mais une unité vécue, la seule à même d’être capable de nous autoriser à construire notre unité calédonienne seule garant de notre capacité de choisir notre destin et de préparer pour nos enfants un pays en harmonie.
L’unité et la non-violence sont de formidables alliés dans l’entreprise que nous avons à mener ; il n’y aura pas d’avenir pour les passifs et autres pusillanimes . Notre lucidité, notre fraternité pour construire ensemble dans l’esprit de l’accord de Nouméa et pour mettre en échec les apprentis sorciers revanchards et béotiens dont la finalité n’a ni courage, ni qualité.
Soyons solidaires !
Soyons unis pour construire notre identité et nous nous donnerons les moyens de construire fièrement un monde meilleur pour nos enfants, à l’avantage de tous et en chassant les petits satans de la politique !
Construire des musées en l’honneur des peuples premiers au quai Branly, ne suffira pas à cacher les crimes que l’on commet au nom de la République.
Une seule initiative, l’unité, unité de toutes les ethnies et de toutes les communautés pour construire dans cette adversité notre identité citoyenne.
Aux provocations basses et stupides sachons opposer notre détermination à construire dans l’harmonie et à l’avantage de tous comme cela fut écrit dans l’accord de Nouméa.
Bernard DUPARC
Publié dans : Nouvelle-Calédonie
Dimanche 8 octobre 2006
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Devant la quatrième commission de l'ONU (questions politiques spéciales et décolonisation), réunie dans le cadre de son débat sur la décolonisation, un pétitionnaire a dénoncé une forme de recolonisation de la Nouvelle-Calédonie.
Le Comité Rhéebu Nuu a dénoncé une forme de recolonisation du pays alors que sur le plan politique, un accord de décolonisation, l’Accord de Nouméa, est en cours de mise en oeuvre. Les conditions de la partition du territoire sont créées par des mécanismes de décentralisation administrative voulus par la France, et le pillage économique des ressources du territoire se poursuit, a estimé le pétitionnaire.
Plus précisément, M. RAFAEL MAPOU, Secrétaire général du Comité Rheebu Nuu, a indiqué que la Nouvelle-Calédonie était sur la voie de la décolonisation avec l’Accord de Nouméa, mais s’est interrogé sur la bonne foi de la France dans ce processus et évoqué la question de l’utilisation des ressources minières du pays. L’émancipation du peuple kanak doit se faire sur la base du développement économique et de la reconnaissance de ses droits, a-t-il poursuivi. Il y a une forme de recolonisation du pays alors que sur le plan politique, nous sommes en train de mettre en œuvre un accord de décolonisation, a ajouté le pétitionnaire. À cet égard, il a estimé que la recolonisation était en marche car il y avait notamment des mécanismes de décentralisation administrative mis en application qui posaient les conditions de la partition du pays entre le Nord, le Sud et les Îles. Nous sommes en outre confrontés à de vrais problèmes sur l’environnement liés à ce développement économique et à l’exploitation des ressources, a-t-il indiqué. Demandant que le prochain séminaire de décolonisation se tienne en Nouvelle-Calédonie, il a insisté sur « le pillage économique de son pays » sous les yeux du peuple kanak.
Publié dans : Nouvelle-Calédonie
Dimanche 8 octobre 2006
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LIGUE DES DROITS DE L’HOMME DE NOUVELLE-CALEDONIE
Communiqué n° 51 du 3 octobre 2006 concernant le schéma minier
La Ligue des Droits de l'Homme et du citoyen de Nouvelle-Calédonie attire l’attention de la population et de ses représentants élus en 1999 et en 2004 sur les graves désordres entraînés par l’absence de mise en œuvre du schéma minier prévu par l’article 39 de la loi organique du 29 mars 1999, ainsi rédigé :
« D’ici 2004, la Nouvelle-Calédonie arrête, par une délibération du congrès prise après avis du comité consultatif des mines et du conseil des mines, un schéma de mise en valeur des richesses minières, qui comporte notamment :
1°) L’inventaire minier ;
2°) Les perspectives de mise en exploitation des gisements ;
3°) Les principes directeurs en matière de protection de l’environnement pour l’exploitation des gisements ;
4°) Le recensement des zones soumises à une police spéciale ;
5°) Les orientations en matière de développement industriel nécessaires à l’exploitation rationnelle des richesses minières dans une perspective de développement durable ;
6°) Les principes régissant la politique d’exportation des produits miniers.
Toute décision individuelle prise dans le cadre de la réglementation minière doit être compatible avec les principes et les orientations du schéma de mise en valeur des richesses minières. »
Cet article met en application le paragraphe 3.2.5. de l’Accord de Nouméa par lequel l’Etat transfère au Territoire sa compétence pour le nickel en précisant que « la réglementation des règles sera conférée à la Nouvelle-Calédonie, celle de la mise en œuvre aux provinces. »
Tout est dit, prévu et cadré : pourquoi le travail n’a-t-il été fait depuis 7 ans ½ ? Aucune autorisation d’activité minière ou métallurgique n’aurait du être accordée avant l’élaboration d’une Loi de pays organisant ce secteur « rationnellement » et dans la concertation. La charrue a été mise avant les bœufs, des permis accordés avant le bouclage d’un plan d’ensemble.
Cette carence grave explique la confusion générale actuelle et les troubles qui en découlent dans tous les domaines, ceux de l’emploi et de l’environnement humain et écologique bien sûr mais aussi ceux de la fiscalité, de l’équilibre politique local et de la dépendance du marché international du nickel, notre seul ressource digne de ce nom.
La LDH-NC redemande donc au Congrès du Territoire et au Gouvernement de terminer enfin – avec la participation de toutes les parties concernées - la rédaction d’un texte qui n’en finit pas d’être en voie de finalisation depuis des années.
Rien de sérieux ne pourra être fait autrement. Tant que le congrès n’aura pas légiféré, tout recours devant les tribunaux (déposé dans un délai de deux mois) annulera automatiquement les décisions intempestives des provinces.
Publié dans : Nouvelle-Calédonie
Jeudi 5 octobre 2006
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16:04
Sylvain Nea, leader du Syndicat CSTNC, à l'origine de la grève actuelle à Nouméa, multiplie les revendications dont notamment deux qui portent sur le travail des locaux :
1 - la protection de l'emploi local
D'après les Nouvelles Calédoniennes, "que l’on soit pour ou que l’on soit contre, ce dossier reste un motif de grogne légitime de la part des syndicats. Prévue par l’Accord de Nouméa, la notion de promotion de l’emploi local n’a encore jamais fait l’objet d’une réglementation alors qu’il s’agit bien d’une compétence de la Nouvelle-Calédonie. Il faut dire que le sujet est très sensible et que les revendications syndicales, parfois excessives, n’ont pas aidé à la sérénité des débats. Reste que le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, qui a déjà préparé un texte sur l’emploi local dans la fonction publique, espère, pour le secteur privé, obtenir un consensus entre patronat et syndicats avant août 2007."
A l'heure où d'autres collectivités d'Outre-Mer vont se voir adopter un nouveau statut, avec ou non la mention de la préférence locale à l'emploi, il est instructif de voir que dans la réalité des choses cette compétence est peu utilisée par les autorités locales.
2 - L'emploi des travailleurs philippins de Goro.
La CSTNC réclame le démarrage de la construction de l’usine du Nord, « condition sine qua non à la paix sociale ».
Réponse de Didier Leroux : « Les multinationales achètent des entreprises qui ont des intérêts en Calédonie. Nous n’avons pas de levier pour intervenir là-dessus. En revanche, il faut que le nouvel actionnaire de Falconbridge nous dise ce qu’il compte faire avant la fin de l’année. »
Pour Cap21, la question n'est même pas de revendiquer le départ ou non des Philippins, mais d'arrêter la construction de l'usine tant que l'autorisation de construction n'aura pas été légalement délivrée. Après, il est évident que l'emploi de personnes locales, même pour les travaux peu qualifiés, eut été préférable, ne serait-ce que pour que le projet soit mieux accepté par les tribus avoisinantes.
Mais la raison des multinationales ont leurs raisons que la raison ne saurait comprendre...
Publié dans : Nouvelle-Calédonie
Mercredi 27 septembre 2006
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Cap21 soutient la manifestation organisée ce 24 septembre contre la construction de l'usine de Goro Nickel et invite chacun d'entre vous à y participer.
Par ailleurs, nous avons publié le communiqué de presse suivant au niveau national :
Mine de nickel en Nouvelle-Calédonie : un crime contre la biodiversité
CAP 21 et Corinne Lepage soutiennent la manifestation de résistance citoyenne organisée le 24 septembre en Nouvelle-Calédonie contre le projet d’usine Goro-Nickel Inco.
Ce projet d’implantation d’une usine d’exploitation du Nickel au sud de l’Ile va générer des conséquences désastreuses et irrémédiables sur les écosystèmes terrestres et marins.
Plusieurs centaines d’hectares de forêts abritant de nombreuses espèces endémiques à l’Ile ont d’ores et déjà été détruites. Un port en eau profonde a été installé dans la baie du Prony qui, aux dires de tous les spécialistes, présente des caractéristiques écologiques uniques au monde.
Une fois l’usine en exploitation, les déchets liquides seront directement rejetés en mer tandis que les rejets solides seront stockés dans un bassin de décantation gigantesque (1 km2 sur 80 m de profondeur !).
Cette implantation favorisera l’érosion des sols et l’hypersédimentation lagunaire menaçant directement le récif coralien pour Bruno Van Peteghem, fondateur de l'association Corail Vivant et Prix Goldman pour l'Environnement 2001.
Les populations sont mises devant le fait accompli avec les travaux qui se poursuivent alors que les études complémentaires sur les incidences pour l’environnement ne sont pas achevées et que le permis a été annulé au TA de Nouméa.
Alors que la France avait pris des engagements en faveur d' une stratégie nationale de la biodiversité, Eric Delhaye, porte-parole de CAP 21 s’étonne que des projets d’exploitation minière puissent être autorisés dans des territoires d’outre-mer où le patrimoine naturel est exceptionnel et devrait être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Comme d’habitude, les groupes industriels ont promis l’abondance mais ils ne laisseront que des déserts !
Corinne Lepage, présidente de CAP 21 condamne avec la plus grande fermeté cette attitude coupable qui conduit à un véritable crime contre la biodiversité et transmettra un message de soutien aux associations et aux kanaks mobilisés contre le projet.
Par Eric Delhaye
Porte-parole de CAP 21
Publié dans : Nouvelle-Calédonie
Vendredi 22 septembre 2006
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