Le Festival de Cannes présente "Tu détruiras l'Eldorado", un film qui dénonce l'orpaillage clandestin en Amazonie et en Guyane, avec ses conséquences sociales et environnementales.
Espérons que cet événement contribuera à faire ouvrir les yeux sur la situation guyanaise et à prendre les bonnes décisions. Avec l'espoir d'un prix pour être encore plus efficace ?
Je vous invite à voir le site du film, et la bande-annonce
Paris, le 15 mai 2008. Communiqué du WWF-FranceEn présence de Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat à l’Ecologie etde Thierry Hegay représentant du Secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer, le WWF-France a annoncé la création du Fonds BIOME (Biodiversité Outre-Mer).
Le Fonds BIOME est destiné à récolter des fonds auprès de mécènes privés (entreprises, grands donateurs, fondations) dans le but de financer des programmes de protection de la biodiversité en outre-mer français. Pour sa part, le WWF procède à un premier versement d’1 million d’euros et ambitionne de recueillir et d’investir 10 millions au total, sur une période de 5 ans. Il poursuit ainsi sa campagne Outre-mer, lancée en 2004, en doublant son investissement.
Serge ORRU, Directeur général du WWF-France, a rappelé que la biodiversité ultra-marine, qui représente 80 % de la biodiversité française, est toujours et encore soumise à une érosion effrénée. On recense, en outre-mer, 60 fois plus d’extinctions d’espèces qu’en métropole. De nombreux habitats naturels sont réduits à quelques lambeaux menacés (source UICN, septembre 2007). Dès lors, l’engagement pris par la France de stopper la perte de biodiversité sur le territoire national en 2010 paraît très difficile à atteindre.
Pourtant le WWF a reconnu les efforts réalisés depuis 4 ans. Nombre des engagements pris par le gouvernement ont été tenus : création des parcs nationaux de Guyane et des Hauts de la Réunion, de la Réserve naturelle des Terres Australes et déclinaisons, sous forme de plans d’actions locaux, de la stratégie nationale pour la biodiversité.
Mais, les financements manquent. Les crédits actuels pour la mise en œuvre des plans d’actions sont insuffisants et programmés sur seulement deux ans. Il n’existe aucun mécanisme de financement pérenne. C’est pourquoi, le WWF donne aujourd’hui priorité à la recherche de fonds, qu’il s’agisse d’inciter les pouvoirs publics à mettre en place des mécanismes de financement durables ou qu’il s’agisse d’attirer des financements privés.
Grâce au Fonds BIOME, et en accord avec les mécènes concernés, le WWF-France renforcera, avec ses partenaires ultramarins, ses initiatives en Guyane, en Nouvelle-calédonie, aux Antilles, à Mayotte, à la Réunion, en Polynésie française, pour que vivent certains des plus beaux et plus riches écosystèmes de la Planète : forêts tropicales sèches, forêts tropicales humides, mangroves, récifs coralliens…
Le WWF-France se félicite qu’aujourd’hui l’importance de la biodiversité Outre-Mer soit reconnue et mieux prise en compte.
aller sur le site du WWF-france
Libération, ce 29 avril, a écrit deux très bons articles sur le rôle du CNRS et de la recherche dans le domaine de la forêt guyanaise :
>>> Chercheurs d’or vert en Guyane
>>> «Un intérêt scientifique majeur»
Extraits :
(...) la perspective de la création du Pôle universitaire guyanais (PUG) nous a encouragés à investir pour une implantation permanente et à lancer le Programme interdisciplinaire «Amazonie». (...)
(...)La forêt guyanaise constitue un terrain d’exercice exceptionnel pour cette thématique d’ampleur mondiale, comparable en enjeux scientifiques et sociétaux à la problématique du climat. Nous sommes au cœur du plus grand système forestier naturel mondial avec la Sibérie, et l’un des plus grands réservoirs de biodiversité. La Guyane est le seul territoire de ce type sous administration d’un pays industrialisé, bénéficiant d’une pression démographique faible, alors que le système amazonien sera fortement perturbé, durant le demi-siècle qui vient, par l’expansion démographique et agricole de la région. Nous avons donc une responsabilité de recherche qui dépasse le seul enjeu français.(...)
(...) Si le potentiel scientifique de la forêt guyanaise fait vibrer écologistes, botanistes et autres zoologistes, il ne s’y limite pas et va jusqu’aux applications technologiques et de santé. En témoigne le premier laboratoire universitaire de Guyane associé au CNRS, le L3MA (Matériaux et molécules en milieu amazonien). (...) Tout neuf, le labo est déjà productif, et témoigne d’une volonté de réaliser ici le travail à valeur ajoutée scientifique sur le matériel récolté en Guyane. Plusieurs thèses sont en cours. Parmi leurs auteurs, une jeune chinoise (en cotutelle avec une université de Pékin) ou Mariana Boyer, de la première génération de Guyanais à pouvoir aller jusqu’au sommet du cursus universitaire sans quitter le département. (...)
(...)Déjà des résultats ? Oui, en tests, mais de là au médicament, «il y a dix ans au moins», explique-t-elle. Et de relativiser les espoirs mis trop vite sur les «trésors cachés» que recèlerait la forêt tropicale pour la médecine : «Il faut être patient : sur des milliers de plantes testées, on aura quelques médicaments, pas plus.» (...)
L’équilibre climatique de l’hémisphère nord pourrait «basculer» d’ici sept à dix ans, provoquant une hausse aussi subite que sensible de la température moyenne du globe, en raison de la disparition de plus en plus prévisible de la calotte polaire en été et du réchauffement de l’océan Arctique.
Lire l'ensemble de l'article du Devoir (journal canadien)
Chute des effectifs du Cagou en Nouvelle CalédonieOn constate malheureusement la diminution de la population du cagou. Il faut rappeler que le cagou, par ailleurs symbole de la Nouvelle Calédonie, était très répandu dans le pays. A ce jour, les observateurs estiment leur nombre à moins d’un millier d’oiseaux dont 300 dans le parc de la Rivière Bleue.
Voir l'article original sur Waliboo.com





