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Revue de presse CAP21

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La situation financière des communes des DOM est très préoccupante, et s'aggrave, d'après la Cour des Comptes, dans son rapport publié le 11 juillet 2011, et qui fait suite à un précédent rapport sur ce sujet en 1994. 

Au-delà des spécificités des DOM qui peuvent expliquer pour partie ces difficultés, la Cour des Comptes examine le rôle de l'Etat et la nécessité pour ce dernier d'accompagner au mieux les collectivités locales, avant de formuler des recommandations à même d'améliorer la situation.

En tout cas, ce rapport s'ajoute à bien d'autres pour confirmer que l'Outre-Mer est en bien des points spécifique et fragile, et qu'il nécessite des actions structurelles adaptées à sa réalité. 

 Télécharger le rapport complet de la Cour des Comptes sur la situation financière des DOM
Publié dans : divers
Vendredi 22 juillet 5 22 /07 /Juil 05:12

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Le Conseil Economique Social et Environnemental vient de publier son avis sur les énergies renouvelables en Outre-Mer.

Le rapport conclut que l'Outre-Mer pourrait être un véritable laboratoire des énergies renouvelables, boosté par des objectifs d'autonomie énergétique élevés et une diversité d'énergies renouvelables sans pareille (soleil, vent, hydraulique, géothermie, houle,...)

Les propositions émises par le CESE vont dans le bon sens, mais on ne peut que constater que les décisions prises récemment par la commission Baroin sur le financement du photovoltaïque en Outre-Mer vont dans le sens contraire. Espérons que les membres du palais d'Iena seront davantage entendus dans les années qui viennent.

Téléchargez l'ensemble de l'avis du CESE sur les énergies renouvelables en Outre-Mer 

Publié dans : Energie
Vendredi 22 juillet 5 22 /07 /Juil 04:59

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La seconde réserve naturelle nationale de Guadeloupe vient d'être créée, par décret du 19 juillet 2011.

La réserve naturelle de la Désirade
, d’une superficie de 62 hectares,  est la première réserve naturelle à caractère essentiellement géologique de l’outre-mer, dont le paysage étonnant, sculpté par l’érosion marine constitue un élément clé dans la reconstitution des premières phases de l’évolution de l’arc antillais.

A côté du patrimoine géologique, la réserve naturelle permettra également de protéger plusieurs espèces rares, comme le cactus « Tèt a langlé ».

Cette nouvelle réserve vient renforcer et compléter le réseau des réserves naturelles des Antilles, qui comprend les réserves naturelles nationales de Petite Terre en Guadeloupe, de Saint- Martin, de Saint-Barthélémy, et en Martinique de la Caravelle et des Ilets Sainte-Anne, et plus globalement s'inscrira dans les coopérations internationales en matière de protection et de gestion du patrimoine naturel caribéen.

Publié dans : Guadeloupe
Vendredi 22 juillet 5 22 /07 /Juil 04:17

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Le 7 juillet 2011, le conseil territorial de Saint-Martin s'est réuni pour adopter le budget supplémentaire 2011. Il devait aussi se prononcer sur l'avis de la chambre territoriale des comptes, rendu le 20 juin, qui préconisait des solutions pour rééquilibrer le budget 2011 de la COM, dont notamment le doublement de la TGCA.

Les élus se sont retrouvés dans une rare unanimité pour ne pas accepter cet avis et signifier à l'Etat sa responsabilité dans la situation financière très dégradée de la collectivité.

Il est vrai que l'Etat est en partie responsable de la situation actuelle : il a choisi de ne pas aider financièrement la Collectivité, la laissant se dépêtrer seule face à l'effet de ciseaux d'une conjoncture dégradée qui pèse sur ses recettes et d'un transfert de compétences qui lui confère des charges accrues. Si Saint-Martin était resté commune de Guadeloupe, l'Etat et le département auraient mécaniquement pris en charge les dépenses supplémentaires, notamment celles liées au RSA, et il aurait compensé les pertes de recettes fiscales dues au faible taux de recouvrement des impôts dus. Sur le plan de la trésorerie, les recettes auraient aussi été avancées par douzièmes. Mais aujourd'hui, chaque euro non perçu par les services de l'Etat est un euro de perdu pour la Collectivité.

On peut comprendre que l'Etat souhaite laisser à St Martin le maximum de liberté dans sa nouvelle évolution institutionnelle. C'est une intention louable, et respectueuse de la loi organique. Mais sans perception de toutes les recettes inscrites au budget et avec une DGC calculée à une époque nettement plus prospère, le défi est très difficile à relever pour la nouvelle collectivité. Et sa liberté est de facto fortement limitée par la contrainte financière. La saisine de la chambre territoriale des comptes en est le témoignage le plus flagrant. Dans la situation actuelle, si la mission de l'Etat est de garantir l'autonomie de la Com et de ne pas interférer sur ses compétences, elle est aussi de faire en sorte que le changement institutionnel soit une réussite, et non que la collectivité se retrouve sous tutelle préfectorale.

Cela étant dit, que l'Etat ait sa part de responsabilité ne dédouane en rien les élus de la majorité des conséquences de leurs choix politiques initiaux (baisse de la fiscalité) et de leur absence de projet de société attractif pour Saint-Martin.

La lutte contre le non-paiement des impôts "locaux" n'est pas simple, mais il ne fait aucun doute que chacun serait plus consentant à verser son écot s'il savait que tout le monde payait le sien, et s'il savait pour quel projet de vivre ensemble l'argent serait utilisé.

Benoit Chauvin


Publié dans : St Martin et St Barthélemy
Lundi 11 juillet 1 11 /07 /Juil 04:50

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Deux ans après son application en métropole, cette mesure du Grenelle de l'Environnement est enfin applicable en outre-mer, en tenant compte de ses spécificités. Pour rappel, l'ecoPTZ était conditionné à la réalisation de deux catégories de travaux d'amélioration sur le plan écologique, comme par exemple l'isolation.

Les travaux d'isolation thermique des bâtiments ayant moins de sens en Outre-Mer, ils ont été remplacés par des travaux de protection des toits, des murs ou des baies, contre les rayonnements solaires.

Alors que l'ecoPTZ a été moins utilisé qu'escompté en Métropole, Cap21 espère qu'il aura un impact plus conséquent en Outre-Mer, où la contrainte énergétique est plus importante et génératrice de gaz à effet de serre.

Par ailleurs, le revenu moyen des ménages étant moins important qu'en métropole, l'ecoPTZ devrait être davantage un outil indispensable pour ceux qui souhaiteront réaliser des travaux qui, au final, se répercuteront sur leur facture énergétique et sur la valeur intrinsèque de leur bien immobilier.


Vous pouvez retrouver toutes les informations techniques sur le site legifrance (arrêté publié le 17 juin) : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024192053


Il est à noter aussi que cette disposition ne s'applique que pour les DOM et pour Saint-Martin, pour qui la compétence environnement est restée dans les mains de l'Etat. Pour Saint-Barthélemy, compétents sur le plan de l'environnement, la mesure n'est pas applicable.

 

Publié dans : Energie
Vendredi 24 juin 5 24 /06 /Juin 17:42

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Le CIOM de novembre 2009 l'avait inscrit dans ses propositions en faveur du développement endogène des territoires d'Outre-Mer : "consolider la structure financière des TPE/PME en créant un fonds d'investissement de proximité (FIP) permettant de défiscaliser à 50% l'investissement dans les capitaux propres d'une entreprise". (voir page 17 du document : http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/3406/340600440.asp)

Toujours inexistant deux ans après les Etats Généraux de l'Outre-Mer, les députés d'Outre-Mer ont inscrits la semaine dernière la création de ce FIP lors d'un amendement au projet de loi de finances rectificative 2011 (http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/3406/340600440.asp), qui a été adopté. Le gouvernement, contrairement à l'engagement qu'il avait pris lors du CIOM, a rejeté le principe de ce FIP. Toutefois, l'amendement de repli a été adopté, celui réservant le bénéfice de ce FIP aux seuls habitants de l'Outre-Mer.

Dans le même ordre d'idée, Cap21 a proposé également, dans sa note adressée aux parlementaires de la commission Baroin sur les investissements dans le photovoltaïque, de limiter la défiscalisation à des fonds territoriaux, qui arbitreraient entre les investissements au niveau de chaque territoire, plutôt que d'être affectés à des projets spécifiques.

Les Fonds d'Investissement de Proximité sont un bon outil de soutien aux fonds propres des entreprises mais, comme on l'a vu pour le cas de la Corse, le fait d'être réduit à un territoire restreint limite la possibilité de diversifier les risques des investisseurs. En ce sens, le limiter aux seuls résidents dudit territoire permettra peut-être de garantir que les investissements porteront davantage sur des projets réalistes, et ne seront pas réalisés uniquement dans un but fiscal, comme pour la défiscalisation. Cela risque d'être encore plus vrai que le montant des sommes collectées sera limité par le nombre de personne en mesure de pouvoir défiscaliser, et qui donc opéreront une sélection plus grande sur les projets.

Cela étant dit, le FIP, comme tout mécanisme d'incitation, n'a d'intérêt pour l'économie réelle que s'il existe des projets porteurs, et donc au préalable une demande à laquelle ils peuvent répondre. C'est donc aussi sur cet aspect amont qu'il faut oeuvrer.

 

Publié dans : divers
Lundi 20 juin 1 20 /06 /Juin 16:15

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Article publié par Tahiti Presse

Centrale hydroélectrique de la Vaiiha

Les propriétaires fonciers de la vallée de la Papeiha, regroupés au sein de l’association "A paruru i te faa no Vaiiha", ont invité Temauri Foster, ministre en charge des technologies vertes, à une présentation de leurs nombreux projets de développement durable. Ils ont indiqué qu'ils soutiennent le projet de centrale hydroélectrique de la Vaiiha.

 

Selon un communiqué du ministère en charge des technologie vertes, après avoir rencontré les dirigeants de la société Electricité de Tahiti (EDT), Temauri Foster souhaitait connaître le point de vue des riverains, dans l’idée de s’assurer d’une véritable osmose entre les intérêts des particuliers, ceux des investisseurs et les orientations gouvernementales.

Le projet de centrale hydroélectrique de la Vaiiha, s’inscrit totalement dans une démarche de réduction de la dépendance énergétique du Pays à l’égard des énergies fossiles. L’hydroélectricité représente 90,1% des énergies renouvelables disponibles en Polynésie française.

50% d’énergies renouvelables produites d’ici 2020

Et pour atteindre l’objectif de 50% d’énergies renouvelables produites d’ici 2020 en Polynésie, Temauri Foster réaffirme sa position : "l’hydroélectricité est le projet le plus fiable tant en capacité de production, qu’en termes de maîtrise du projet. Mais la population, notamment les riverains doivent être associés au projet, car le développement durable ce n’est pas que l’aspect environnemental d’un projet mais aussi l’aspect économique et social».

L’association a fermement annoncé son soutien et surtout sa volonté de voir aboutir rapidement ce projet d’hydroélectricité qui devra cependant respecter scrupuleusement les recommandations en matière de préservation environnementale.

Au delà de leur implication dans le projet de centrale hydroélectrique de la "Vaiiha", les membres de "A paruru i te faa no Vaiiha", se sont engagés également dans des projets de développement socio-économique, tels que le développement aquacole, agricole, la production d’eau potable commercialisable et l'écotourisme.

Publié dans : Polynésie Française
Jeudi 9 juin 4 09 /06 /Juin 16:05

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La Guyane a besoin de « services », pas d’une industrie «primaire».
Maïouri Nature Guyane persiste à croire que la Guyane est capable d'imaginer autre chose que l'orpaillage pour se développer et offrir un avenir à ses enfants.

Cap21 partage l'analyse développée par Maiouri Nature Guyane sur l'orpaillage et invite les lecteurs de ce blog à prendre connaissance du récent communiqué de presse de l'association guyanaise.

Publié dans : Guyane
Mercredi 8 juin 3 08 /06 /Juin 02:58

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M. Michel MAGRAS, sénateur de Saint-Barthélemy, vient de rendre un rapport d'information, au nom de la commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire du Sénat, sur le tourisme et l'environnement, en Guadeloupe et en Martinique. 


Télécharger le rapport au format pdf

Compte-tenu de la crise que traverse le tourisme en Guadeloupe et en Martinique, le rapport se concentre sur ces deux départements et formule onze propositions pour que le tourisme devienne une priorité, et s'intègre réellement, à la fois dans la société et dans son milieu naturel.

Ces onze propositions sont les suivantes :

- faire du tourisme la priorité des Antilles en matière de développement économique

- renforcer les actions de sensibilisation de la population à l'intérêt de l'activité touristique, notamment en accroissant la place des langues étrangères dans le cadre scolaire

- mettre tout en oeuvre pour que l'expérience de desserte des Antilles depuis Roissy soit concluante, sans pour autant négliger d'autres pistes

- prendre des initiatives pour attirer des touristes nord-américains, notamment en incitant les compagnies aériennes américaines à desservir les Antilles

- ajuster le dispositif de défiscalisation pour l'hôtellerie afin d'aboutir à une "défiscalisation de projet" et de permettre la mise à niveau des établissements hôteliers

- prendre des initiatives visant à diversifier les produits touristiques et les clientèles afin d'atténuer l'effet de saisonnalité

- lancer un grand plan de formation des salariés du secteur du tourisme antillais

- relancer la croisière dans les Antilles, notamment en soutenant les projets à Saint-Pierre et à Basse-Terre.

- prendre des initiatives en matière de cadre de vie, par exemple en utilisant les dispositifs législatifs permettant d'encadrer et de réguler l'affichage publicitaire.

- promouvoir les Antilles comme une destination touristique "verte"

- assurer une meilleure valorisation du patrimoine naturel des Antilles, par exemple via la réalisation d'un inventaire des sites naturels remarquables.


Depuis toujours, cap21 préconise de mettre l'environnement au coeur de toutes les politiques publiques en Outre-Mer, et d'en faire ainsi des territoires précurseurs sur le plan de l'adaptabilité au changement climatique et à la diminution des ressources fossiles. C'est la seule manière de permettre de développer une activité durable et améliorer l'image des Outre-Mers. Cette même démarche s'applique donc en tout premier lieu au tourisme, qui est l'une des principales activités économiques des territoires d'Outre-Mer, en tout cas pour la Guadeloupe et la Martinique.

Par conséquent, nous apprécions que le rapport parlementaire présenté par Michel Magras mette le doigt sur cet aspect des choses et permette de lancer un débat sur ce sujet au sénat à la fin du mois de juin. Reste maintenant à convaincre les responsables politiques locaux, confrontés à d'autres difficultés à court terme sur le plan social et économique, à faire de cette problématique de l'environnement comme facteur de développement touristique, la priorité de leur action politique. 

Publié dans : Guadeloupe
Samedi 28 mai 6 28 /05 /Mai 17:46

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Retrouvez dans Le Pélican du 13 mai ma tribune sur les éoliennes à Tintamarre :

Voir l'article en pdf

Publié dans : St Martin et St Barthélemy
Mercredi 25 mai 3 25 /05 /Mai 22:49

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Le 12 mai, le Sénat a débattu en première lecture de l'évolution institutionnelle de la Guyane et de la Martinique, pour faire suite au souhait des électeurs exprimé les 10 et 24 janvier 2010.

Par la même occasion, le Sénat a modifié les règles de l'habilitation législative. Celle-ci sera valable non plus pour deux ans seulement mais pour la durée du mandat des requérants, prolongeable 2 ans après le renouvellement de la collectivité qui en aura fait la demande. Par ailleurs, l'habilitation dans le domaine du règlement ne fera plus l'objet d'une autorisation préalable du Parlement mais du Gouvernement.  

Sur le plan de l'évolution des institutions, le choix retenu est différent pour la Guyane et pour la Martinique. En Guyane, le mode de fonctionnement de l'assemblée unique est calqué sur celui de la région, ou si l'on veut des collectivités de St Martin et St Barthélemy. Pour la Martinique, le fonctionnement se base sur une séparation de l'Assemblée (parlement) et du Conseil Exécutif (gouvernement), comme sur le modèle corse.

Sur le plan électoral, les assemblées seront chacune composées de 51 membres, élus par scrutin de liste avec sections, à la propotionnelle à deux tours avec une prime majoritaire de 20%.

Ces nouvelles institutions sont prévues pour une première élection au plus tard en mars 2014, avec retour au droit commun en 2020.

Ces faits étant rappelés, il y a plusieurs points qui méritent à mes yeux commentaires :

1 - le dualisme présidentiel.
En Martinique, le dualisme présidentiel, s'il est bon pour éviter tout omniprésidence, risque néanmoins d'être déséquilibré. Lequel du président de l'Assemblée ou celui du Conseil Exécutif sera la véritable locomotive ?
Espérons que ce dualisme, couplé avec la possibilité d'une motion de censure, ne conduira pas à une situation politique à la Polynésienne.
L'avenir nous le dira mais ce sera un aspect important à suivre sur le plan du fonctionnement des institutions.

2 - la question des habilitations.
S'il est intéressant pour une collectivité de pouvoir appliquer des lois spécifiques par habilitation temporaire, il faut observer que cette possibilité a pour le moment été très peu utilisée.
Sur le principe, il revient au parlement national de fixer la loi, quand bien même l'Outre-Mer a ses propres spécificités. Oui il faut reconnaitre les spécificités ultramarines, mais le meilleur moyen d'être reconnu au sein de la nation reste bien de défendre ces spécificités au sein des instances nationales.
D'autant plus qu'aujourd'hui les parlementaires disposent de la capacité de proposer des propositions de loi, et comme toujours d'amender les textes de loi nationaux. Il eut été plus sage de laisser au parlement national et aux parlementaires ultramarins le soin de légiférer sur des textes propres à l'Outre-Mer, ou d'amender les textes en débat au parlement. Or force est de constater que ces parlementaires ne sont pas aussi présents que ce qu'on attend de leur part, ce qui expliquerait peut-être, à défaut de le justifier, leur envie de délocaliser l'adoption de la loi.

Autrement dit, je suis favorable à une habilitation ponctuelle, telle qu'actuellement, pour mettre en place une législation locale fruit d'une élaboration presque achevée, mais beaucoup moins pour une habilitation longue durée, sans contrôle réel du parlement.

3 - la mise en oeuvre des nouvelles institutions
Cette réforme, on le voit à travers le contenu du débat en séance, ne répond que partiellement aux problèmes des populations concernées : aucune compétence en plus ou en moins pour la nouvelle collectivité que pour les régions et départements réunis, la question de l'accompagnement financier de l'Etat reste entière, certains élus craignent que cela ne soit le début d'un désengagement de l'Etat,... et tout le monde se concentre sur les aspects institutionnels et surtout électoraux. 
Mais est-ce que cette nouvelle organisation répondra mieux ou non aux enjeux des territoires ? Quels sont-ils d'ailleurs ? Quels projets, quelles visions de leurs territoires les élus vont-ils porter ? Pour l'instant, nul ne le sait.
J'espère que nous n'aurons pas une vision trop étroite de cette évolution, une évolution purement institutionnelle. Ce nouveau cadre institutionnel doit être vécu comme un moyen au service d'un projet de société et non pas comme une fin. Nous courrons sinon le risque de décevoir nos concitoyens, à qui cette évolution a été présentée comme la panacée, la solution à tous les problèmes mis en avant début 2009 et qui sont toujours présents aujourd'hui.


Voir le projet de loi adopté par le Sénat en 1ère lecture

Publié dans : Martinique
Vendredi 13 mai 5 13 /05 /Mai 17:05

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Le Conseil Exécutif a donné son accord pour un projet d'implantation d'éoliennes à Tintamarre, sous réserve de la réalisation d'une étude d'impact. Ce projet sorti de nulle part ou presque s'inscrit dans le cadre de l'appel d'offre lancé par le ministère du développement durable en novembre dernier, visant à construire en Guadeloupe et à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, au maximum 3 projets éoliens pour une puissance de 20 MW.

En tant qu'écologiste, je suis favorable au développement des énergies renouvelables et à la nécessité de renforcer l'autonomie énergétique de Saint-Martin. Mais pas à ce projet-là, ni de cette manière-là.

Sur le fond, ce projet sera enclavé dans la zone protégée par la réserve naturelle, et nuira fortement à la vie des oiseaux marins, qui viennent nombreux nidifier à Tintamarre. De plus, le câble d'alimentation du réseau devra traverser la réserve naturelle : quelle crédibilité conserveront les gestionnaires de la réserve pour faire respecter la réglementation (mouillage, pêche, activités nautiques,...) si les pouvoirs publics lui imposent un tel projet ?

Sur la forme, je ne comprends pas que le conseil exécutif ait accepté de se prononcer si rapidement, sans consulter l'ensemble des élus, ni a fortiori les autres organismes concernés : réserve naturelle, CESC, professionnels de la mer,... Alors que l'appel d'offre lancé par l'Etat est public depuis six mois, cette décision hâtive confirme qu'il n'y a pas eu de réflexion en amont par les élus sur le choix de l'emplacement d'éolienne, ni a fortiori sur l'opportunité ou non d'en installer.
Or c'est bien cette refléxion, la plus large possible, qu'il est important de conduire, non seulement pour définir un schéma territorial d'implantation d'éoliennes et de champs solaires, mais plus globalement pour débattre de la politique énergétique de Saint-Martin sous tous ses aspects : maîtrise de la consommation, développement du photovoltaïque en milieu urbain, impacts économiques d'une hausse des énergies fossiles, etc...
Les élections de 2012 approchent à grands pas. J'espère que cette question sera au coeur des débats de la campagne.

Pour en revenir au projet d'éoliennes à Tintamarre, que peut-on faire ? La décision définitive appartient aux services de l'Etat. Lors de la création de la COM, la compétence environnement n'a pas été accordée à la collectivité, l'Etat estimant probablement qu'il serait mieux à même de protéger l'environnement de Saint-Martin des pressions qu'il serait amené à subir. Comment dans ces conditions pourra-t-il accepter un tel projet ?

Par conséquent, pour tous ceux qui, comme moi, souhaitent préserver Tintamarre de ce projet qui ressemble fort à un simple investissement financier, la seule issue reste de manifester collectivement leur désaccord tant auprès des élus du conseil territorial que de la Commission de Régulation de l'Energie, qui sera chargée de l'analyse des offres. Si on le veut, il n'est pas trop tard pour dire NIET (non à l'installation d'éoliennes à Tintamarre).

Benoit Chauvin

Responsable Outre-Mer de Cap21, parti politique présidé par Corinne Lepage

Publié dans : St Martin et St Barthélemy
Mercredi 11 mai 3 11 /05 /Mai 05:33

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Ca y est nous sommes définitivement fixés : la Collectivité territoriale de Saint-Martin devra faire chaque année un chèque à l'Etat de 634 126 euros, somme indiquée dans l'arrêté du 22 avril 2011 cosigné par le Ministre du Budget et celui de l'Outre-Mer.

Compte-tenu de la situation financière de la collectivité, ce n'est pas la meilleure nouvelle qui soit.

Publié dans : St Martin et St Barthélemy
Dimanche 8 mai 7 08 /05 /Mai 15:52

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Dans le cadre de la première réunion de la commission Baroin chargée d'étudier les conditions de l'investissement en photovoltaïque en Outre-Mer, j'ai résumé les principales mesures que nous proposions. La principale étant d'axer le soutien à la filière non pas via la défiscalisation mais via un tarif de rachat permettant de développer économiquement des projets :

Publié dans : Energie
Dimanche 8 mai 7 08 /05 /Mai 04:08

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Je souhaitais mettre en avant cette information, parue sur Tahiti Presse, car elle montre bien une fois de plus la richesse de la biodiversité marine de l'Outre-Mer, et l'intérêt de la préserver.



Lancée en janvier 2011, la campagne d'observation REMMOA (Recensement de la Mégafaune Marine par Observation Aérienne) est arrivée à son terme. Mardi soir, les scientifiques livraient, à chaud, le tout premier bilan de ce travail d'inventaire réalisé sur près de 1,75 million de km². Si certains chiffres sont positifs, le nombre d'observations de tortues marines est quant à lui inquiétant.

Ce travail d’inventaire, unique en Polynésie française, a contribué à parfaire la connaissance sur la mégafaune marine (mammifères marins, tortues marines, requins, oiseaux) présente dans nos eaux. Le premier bilan à chaud, livré mardi, fait état de 477 observations de raies et requins, 343 observations de cétacés, dont de nombreuses baleines à bec et troupeaux de cachalots jusqu'alors peu observés sur le territoire. Si le chiffre de 20 971 observations d'oiseaux de mer est très positif, les 65 observations de tortues de mer sont très préoccupantes. En effet, sur une même surface, plus de mille observations avaient été effectuées lors de la mission dans l'océan Indien.

Mais plus qu'une campagne scientifique, REMMOA a conduit les observateurs et scientifiques à rencontrer les élèves des îles de Tubuai, Hao, Tureia, Fakarava (Tuamotu), Hiva Oa et Nuku Hiva (Marquises), et Raiatea (île-Sous-le-Vent). Ainsi, près de 2 000 jeunes ont été sensibilisés sur la mission en elle-même, sur la mégafaune et les problématiques de l'environnement.

lire l'article en entier sur le site tahitipresse.pf

Publié dans : Polynésie Française
Jeudi 5 mai 4 05 /05 /Mai 14:42

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