Samedi 4 juillet 2009

Article paru dans Les Echos le 1er juillet 2009 : http://www.lesechos.fr/info/france/4882288--s-y-mettre-le-plus-tot-possible-.htm

Ancienne ministre de l'Environnement (dans le gouvernement Juppé), candidate à la présidentielle de 2002, Corinne Lepage est députée européenne et vice-présidente du Modem de François Bayrou.

Faut-il mettre en place la taxe carbone dès 2010 ou est-il préférable d'attendre, pour faire les choses bien ?

Il faut s'y mettre le plus tôt possible, dès 2010. Parce que les difficultés techniques à mettre en oeuvre la taxe carbone seront tout aussi fortes en 2011, 2012 ou 2013. Parce que l'instaurer va donner un signal prix extrêmement fort permettant de rentabiliser toute une série d'activités économiques et donc de relancer l'activité vers les secteurs du XXIe siècle. Et, enfin, parce que, dans les autres pays européens, la réflexion est relancée. Certains ont déjà une taxe carbone. D'autres, comme la Belgique, réfléchissent à la manière de réaffecter la rente nucléaire en faveur des consommateurs et des énergies renou- velables.

Mais c'est techniquement très compliqué...

C'est vrai. Mais même si on ne peut pas tout faire tout de suite, on pourrait au moins mettre en place la taxe carbone sur certains secteurs. A commencer par le secteur pétrolier. Il faut lancer le mouvement et donner une visibilité à toutes les démarches industrielles qui se mettent en place, que ce soit dans le domaine de l'efficacité énergétique (diminution des émissions) ou dans celui des énergies alternatives (pas d'émissions). Plus on s'approchera de la présidentielle, moins cela apparaîtra comme une nécessité et plus ce sera difficile.

Faut-il taxer l'électricité ?

Oui. Il faut être cohérent et impérativement encourager la baisse de la consommation électrique, qui est une consommation énergétique. Il est aussi indispensable, puisqu'on entre dans un système de vérité écologique des prix, d'entrer dans un système de vérité écologique du nucléaire. Cela veut dire que, quelque part, il faut que le nucléaire, qui n'est pas une énergie propre, paye pour les rejets des déchets qu'il génère. Pourquoi pas une étiquette « rejets et déchets radioactifs » sur les produits, comme il y en aura sur le CO2 ?

L'argent dégagé devrait-il servir à compenser la taxe professionnelle ou faut-il le reverser aux Français et aux entreprises ?

On pourrait aussi en reverser une partie aux collectivités locales, les plus gênées par la suppression de la taxe professionnelle. Moi, je pense surtout qu'il faudra l'affecter à la reconversion industrielle, à la recherche-développement et à la création d'entreprises, surtout les PME, dans le domaine de l'économie verte.

Aider à la reconversion industrielle et développer les nouvelles activités économiques est un besoin impératif. Or, aujourd'hui, on manque d'argent pour le faire.

Publié dans : Energie
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Lundi 29 juin 2009
Communiqué de presse cap21 du 29 juin 2009

Le Président Nicolas Sarkozy a annoncé l'organisation d'un référendum sur un éventuel statut d'autonomie pour la Martinique.
Passer de l'article 73 à l'article 74 de la constitution est un changement institutionnel très fort, loin d'être symbolique, et qui donne aux collectivités de l'article 74 davantage d'autonomie par rapport à la loi nationale. Encore faut-il, avant de demander son avis à la population martiniquaise, savoir quelles seront les compétences accordées à la Martinique dans le cadre de l'article 74, et bien mesurer quelles seront les conséquences sur le statut européen de la Martinique et l'éligibilité des aides européennes dont elle bénéficie.
Mais l'essentiel n'est pas là. On a déjà posé cette question de l'évolution statutaire en 2003 et la population l'avait rejetée.
Aujourd'hui, ce sont les élus qui estiment que la situation a évolué.
En réalité, les problèmes auxquels sont confrontés les martiniquais au quotidien sont des problèmes économiques, sociaux et identitaires.
Changer ou non de statut ne modifiera en rien les capacités de la Martinique a améliorer la qualité de vie de ses habitants.
Ne nous trompons pas de priorité. Qui plus est, les élus martiniquais ont la possibilité depuis février 2007 de demander l'habilitation à légiférer dans un certain nombre de domaines, sur proposition de leur congrès. Cette possibilité n'a pas encore été utilisée depuis deux ans ; pourquoi, une fois l'autonomie acquise, nos élus seront-ils plus dynamiques dans leurs nouveaux champs de compétences ?

Benoit Chauvin, délégué Outre-mer
Contact : 06 90 67 89 44

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Jeudi 25 juin 2009
Pour tous ceux qui n'ont pas eu la chance d'être parmi nous samedi dernier, voici la vidéo du discours de clotûre de Corinne Lepage, après une journée de débats fructueux et animés.


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Jeudi 25 juin 2009
Article paru dans Le Monde du 24 juin 2009 :

Les Antilles ne sont pas les seuls territoires contaminés par le chlordécone, un polluant extrêmement persistant, soupçonné d'être cancérigène, employé comme pesticide dans les plantations de bananiers en Guadeloupe et en Martinique entre 1981 et 1993. Au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), la sénatrice Catherine Procaccia (UMP, Val-de-Marne) et le député Jean-Yves Le Déaut (PS, Meurthe-et-Moselle) présentent mercredi 24 juin un rapport dans lequel ils retracent, pour la première fois, le parcours du "chlordécone perdue".
Selon les informations des rapporteurs, quelque 1 600 tonnes ont été produites aux Etats-Unis entre 1958 et 1976. La fabrication a ensuite été interdite, les ouvriers et les riverains des sites de production présentant des atteintes neurologiques graves. Environ 200 autres tonnes de chlordécone ont ensuite été produites au Brésil. Or, 300 tonnes seulement ont été utilisées aux Antilles. Le reste a été exporté dans d'autres régions du monde, en particulier dans l'ancienne Allemagne de l'Est (RDA), en Pologne, peut-être en Ukraine. Le pesticide a également été utilisé au Cameroun et en Côte d'Ivoire.

"On pourrait potentiellement se trouver en présence d'un problème sanitaire et environnemental de dimension mondiale, qui devrait envoyer à une coopération internationale", écrivent les auteurs. Le chlordécone n'étant plus produite ni utilisée aujourd'hui, ses résidus ne sont plus recherchés. Une enquête sur les zones d'épandage dans le monde est pourtant impérative, selon les rapporteurs.

CANCER DE LA PROSTATE

Les effets sanitaires d'une exposition à de faibles doses de produit - par l'alimentation et l'eau potable - ont été dénoncés par le cancérologue Dominique Belpomme, dans un rapport publié en septembre 2007. Il mettait en lien la pollution et l'augmentation des cancers de la prostate aux Antilles. Les auteurs contestent ces résultats, qualifiant de "peu solides" les méthodes de M. Belpomme. Cependant, ils n'écartent pas le risque sanitaire. "L'occurrence du cancer de la prostate est très marquée ethniquement (...), mais cette prévalence chez certaines populations n'exclut pas que l'exposition aux pesticides puisse être un facteur aggravant", écrivent-ils, renvoyant à plusieurs études épidémiologiques dont les résultats seront connus prochainement.

La chlordécone pose un problème particulier du fait de sa persistance dans l'environnement. La molécule, très stable, peut rester présente dans les sols entre un et sept siècles, et continuer à transiter vers les produits cultivés. Les sédiments servent aussi de vecteur de contamination des eaux de rivière, puis des milieux marins. Le polluant s'accumule dans les graisses et se concentre dans la chaîne alimentaire, "en particulier les milieux aquatiques".

Or, les auteurs relèvent que la contamination potentielle des poissons et des crustacés a été oubliée dans le plan élaboré en 2008 pour limiter l'exposition de la population antillaise - un plan jugé efficace, en revanche, concernant les fruits et les légumes. Les rapporteurs jugent "urgent" de localiser la pollution des milieux marins et de multiplier les analyses sur les produits de la mer, très consommés aux Antilles.

Ils soulignent aussi l'absence de connaissance sur la contamination des eaux fluviales et souterraines. La cartographie des terres polluées (plus d'un quart des zones agricoles des deux îles) avance en outre trop lentement. Les auteurs recommandent de rechercher des méthodes d'analyse "plus fiables, plus rapides et moins coûteuses".


Gaëlle Dupont
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Jeudi 25 juin 2009
Article paru dans La Tribune.fr

Les réservations pour les Antilles Françaises cet été sont en chute libre. Après les grèves cet hiver, les voyageurs ne veulent pas prendre de risque sur leurs vacances.

Alors que Nicolas Sarkozy s'y rend ce jeudi, la longue grève qui a touché les Antilles Françaises durant les vacances de février a considérablement abimé l'image de la destination auprès des voyageurs. Et le plan de relance, décidé par l'Etat et le secrétariat d'Etat à l'Outre-mer, à coup de prix promotionnels n'y change rien.

Les réservations enregistrées pour cet été pour la Martinique et la Guadeloupe s'effondrent de 88,1 % pour cet été selon les carnets de commandes des tour-opérateurs publiés par le Ceto, le cercle des tour-opérateurs. Les voyageurs se reportent vers d'autres destinations telles que la République Dominicaine qui affiche pour cet été une croissance de 38 % des réservations ou l'Ile Maurice (+12,6%) qui a assoupli les conditions d'entrée sur son territoire pour les touristes venus de France.

Cet hiver déjà, les arrivées de voyageurs à forfaits avaient reculé de 20,6 % pour revenir à 65.380 voyageurs. Confrontés à la grève surprise durant les vacances scolaires de février, la période la plus demandés dans l'année par les touristes, les tour-opérateurs avaient proposé, avec succès, à leurs clients le report sans frais vers d'autres destinations.

Désormais, les voyageurs éprouvent une défiance vis-à-vis des Antilles Françaises qui sera longue à effacer.


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Mercredi 24 juin 2009
Communiqué de presse de CAP21 Outre-Mer, le 24 juin 2009


ENVIRONNEMENT : SAINT-BARTH LAISSE PASSER UNE OCCASION HISTORIQUE


Vendredi 12 juin, le conseil territorial de Saint-Barthélemy a adopté, par 18 voix sur 19, son propre code de l'environnement. Saint-Barthélemy, collectivité territoriale depuis le 15 juillet 2007, est l'une des seules, sinon la seule, collectivité territoriale qui a la capacité d'abroger la loi française et d'adopter ses propres lois, notamment en matière d'environnement.

Benoît Chauvin, conseiller territorial et responsable de Cap21 Outre-Mer, regrette que Saint-Barthélemy n'ait pas su prendre la mesure des enjeux en matière d'environnement, qu'elle n'ait pas voulu s'afficher comme un symbole, une vitrine de l'engagement de la France en faveur du développement durable et de la lutte contre le réchauffement climatique. Nous aurions dû être les premiers à nous engager, à concrétiser les objectifs de l'après-Kyoto et ceux du Grenelle de l'Environnement.

Au lieu de cela, le code adopté reprend presque exactement le code de l'environnement existant, sans l'adapter aux spécificités de l'île, et en en retirant des pans importants comme la possibilité de mener des enquêtes publiques ou celle pour les associations d'environnement d'être reconnues d'utilité publique.

- La Guadeloupe, comme le lui permet l'article 73 de la constitution, a demandé et a obtenu de bénéficier de cette compétence législative en matière d'environnement pendant deux ans.
- La Réunion a su se fixer des objectifs ambitieux en matière d'indépendance énergétique.
- Yves Jégo, lors de sa récente visite à Saint-Barthélemy, s'est étonné que nous ne soyions pas plus investis dans ces domaines.
- Nicolas Sarkozy, que les citoyens de Saint-Barthélemy ont plébiscité à plus de 78%, s'est engagé fortement en faveur du développement durable.
- Même le sénateur de Saint-Barthélemy, Michel Magras, qui pourtant a voté ce nouveau code, a voté favorablement le projet de loi Grenelle au niveau national.

Comment se fait-il que nous continuions à fermer les yeux sur la crise climatique qui nous attend ? La collectivité de Saint-Barthélemy vient de se priver de l'opportunité, historique, d'apporter sa pierre à l'édifice dans la lutte contre le réchauffement climatique. Cap21 Outre-Mer le regrette vivement.

Benoit Chauvin

responsable Outre-Mer de CAP21, parti politique présidé par Corinne Lepage et membre fondateur du Mouvement Démocrate

conseiller territorial de Saint-Barthélemy

contact : 06 90 67 89 44

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Vendredi 12 juin 2009
Voici la retranscription du chat de Corinne Lepage avec les visiteurs du site www.enlignepourtaplanete.com

Bonjour à tous, posez dès maintenant toutes vos questions à Corinne Lepage ...

Bonjour à toutes et à tous.

Patricia : Drôle d'élection pour vous. A la fois, vous devez être heureuse de voir l'écologie faire un super score et très triste que le Modem soit si distancé par le PS et surtout Europe Ecologie... Comment avez-vous réagi ?
jam77 : Quels sentiments après la déroute du modem aux dernières élections ?
C'est une question très judicieuse mais cela reflète effectivement bien mon état d'esprit actuel. Je ne peux pas être folle de joie. Je suis une militante de l’écologie donc son succès dans les urnes me réjouit, mais le score du MoDem est décevant car il n'a pas su écouter ce que Cap21 et moi-même disions, à savoir que nous devions travailler sur 2 pieds : la démocratie et l'écologie. Beaucoup de personnes m'ont suivi dans cette voie et à l’arrivée, c'est un échec sur les 2 plans. Il y a encore un espoir à la condition de faire de la politique autrement et que l'écologie dont Cap21 est porteuse prenne une plus grande place dans le mouvement. À la vue des résultats, François Bayrou a été très honnête sur le fait qu'il ait eu le courage de prendre ses responsabilités sur la trop grande personnalisation du mouvement ces derniers temps. Le MoDem doit donc s'ouvrir à une direction plus collégiale. Son succès futur passe par là.

Guy : Vous avez été contactée pour rejoindre Europe Écologie ?
jam77 : Pourquoi ne pas rejoindre Europe Écologie alors ?
Oui, j'ai rencontré Danny Cohn-Bendit en août 2008. Il m'avait proposé de le rejoindre du fait de la proximité de nos visions mais certaines personnes l'entourant ne me convenaient pas. De plus, ma démarche s'inscrit dans la durée et je souhaitais une continuation après les Européennes, ce qui n’était pas encore clairement le cas à l’époque. Europe Ecologie doit aller au-delà de ces élections. Nous, nous voulons répondre à cette nouvelle demande « verte » de l'électorat. L'écologie est l'un des grands enjeux du siècle, comme la démocratie. Selon moi, il y a actuellement beaucoup de tentatives anti-démocratiques dans notre pays. Nous devons fuir ces tentations autoritaires qui nous environnent. L'homme doit primer sur l'argent. Nous sommes bien placés au MoDem pour aborder cela.

Guy : Autant je vous imagine vous entendre avec Cohn Bendit, autant je vous vois mal avec José Bové ? Me trompe-je ?
Vous allez la réponse. Je suis très engagée dans le combat contre les OGM, non pas la technologie, mais sur les risques qu'ils font encourir du point de vue de la gouvernance. Contrairement à José Bové, je ne suis pas pour l'entrée de la Turquie en Europe, je suis opposé au communautarisme, comme au port du voile... Autant de sujets lourds sur lesquels je ne suis pas en accord avec José Bové.

yan : ça serait pas une " mode " écologique ? on parle sans arret d'écologie, de développement durable... cela n'aurait pas influencé le vote des français ?
greener : pensez-vous que l'écologie pourra récidiver lors des prochaines élections ? ou est ce un effet de mode ?
Je ne crois pas une seule seconde que l'écologie soit une mode ou même un effet de mode. C'est une tendance lourde de la société du 21ème siècle. La planète est entrée dans la finitude de certaines de ses ressources premières. Avec 6 milliards d'êtres consommateurs à nourrir, notre mode de vie actuel n'est plus durable. Nous devons réussir à étendre aux populations pauvres notre modèle occidental et ses avantages en termes de confort tout en évitant les dérives. Il faut vivre autrement, c'est mon crédo. Les conséquences de l'élection de dimanche sont assez graves pour le MoDem, mais révèlent une envie d’écologie chez les électeurs. S’il y a eu également une désaffection des électeurs, c’est que ceux-ci manquent également de confiance devant ce qui leur est proposé, mais cela ne retire rien au succès d'Europe Ecologie à ces élections.

zoe : Chère Madame, je vous suis depuis toujours car vous êtes la meilleure en matière d'écologie - Pourquoi nier le magnifique travail de Mr le Président Sarkozy en tout et aussi en matière d'écologie ? Qui a fait mieux que lui aujourd'hui - C'est désespérant de nier le talent d'un homme qui soulève tous les jours des montagnes - des montagnes de bêtises, corruptions - et j'en passe - quel courage !
Attention ! Tout n'est pas à mettre à la poubelle dans le Grenelle de l’Environnement organisé par Nicolas Sarkozy. J'y ai moi-même participé en remettant des rapports au ministre Jean-Louis Borloo. Mais, à l’arrivée, le Grenelle n’en est qu’à ses balbutiements, il n’est pas encore effectif et la loi Grenelle2 n'est pas encore votée. Il n'y pas non plus en son sein d'éléments qui mèneraient concrètement vers lune mise en place d’une économie verte. La façon d'aborder qu’a Sarkozy une société du tout nucléaire, avec 2 EPR en plus en projet. Ce n'est pas la bonne solution. 10 milliards d'euros d'investissements pour le nucléaire, 300 millions pour le solaire. Ce n'est pas cohérent.

mika : Où en est le grenelle de l'environement ?abisse22 : Quel est votre opinion sur le Grenelle de l'environnement ? La loi qui va être votée est-elle à la hauteur ?
Il y a 2 lois Grenelle. Une première qui devrait fixer les objectifs sera votée cet été. Seulement les objectifs car on devra attendre Grenelle2 pour leur concrétisation. Je souhaitais également un Grenelle3 comme Borloo. Mais ce 3ème volet consacré à la gouvernance est passé totalement à la trappe. L'idée du vice premier ministre (pour l'écologie) est toujours viable, mais n’a pas été appliquée. Pourquoi ne pas la mettre en place ?

Guy : Je vois partout des pubs "GRENELLE DE LA MER", qu'est ce ?
Il faut clairement réconcilier les pêcheurs et les dirigeants. C’est une des plus vieilles activités humaines. Ils sont en première ligne de l’écologie. On les accuse d'épuiser les ressources naturelles, de dégrader les fonds marins, alors que ce sont les premiers à en défendre Les intérêts et la richesse. Lors de la catastrophe de l’Amocco-Cadiz, j’étais leur avocate et c’était les premiers à s’avancer en défenseurs du littoral. Il faut y remédier. Le « Grenelle de la Mer » va dans le sens de cette idée.

soliste22 : L'élection d'Obama peut-elle réellement changer la donne, notamment dès Copenhague ?
kamel : Allez-vous au sommet de Copenhague ?
liloo : Sentez-vous que c'est le début de quelque chose ?
Je ne sais pas ce que je pourrai obtenir au parlement européen mais je sais que si je pouvais y participer, le traité de Copenhague pourrait permettre de grandes avancées par la concertation et j'espère y siéger. Pour ce qui est des avancées, il faut passer à une diminution de 20% des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. C’est un objectif ambitieux très difficile à atteindre pour l'Europe et surtout pour les Etats-Unis qui peuvent faire définitivement beaucoup mieux en termes, malgré les bonnes intentions de Monsieur Obama.

urian : Pourquoi ne pas faire de Cap 21 un parti à part entière ?
On pourrait. Nous avons une autonomie financière et matérielle. On voulait être un pilier du MoDem. Nous allons nous employer à continuer dans cette voie.

liloo : Ne pensez-vous pas que l'industrie de l'agro-alimentaire effectuent un barrage face à la montée du bio ?
Le Bio rencontre beaucoup de difficultés en France. Nous sommes actuellement importateurs de près de 75% de nos produits bio. Alors si l’on se fixe de consacrer près de 8% de la surface agricole à l’agriculture bio, il faut que les cahiers des charges soient effectués avec plus de sérieux, notamment au niveau des contrôles exercés sur les productions agricoles dites bio. Je pense que l'utilisation de la PAC par la France a nuit aux intentions des agriculteurs : à savoir, faire de l'intensif plutôt que du bio. Les agriculteurs bio peuvent gagner leur vie très correctement, même si ils sont soumis à une concurrence que je juge déloyale d'autres pays moins contrôlés sur les normes à respecter. Tout ce qui va pouvoir conduire vers des convergences entre le bio et une agriculture conventionnel va dans le bon sens. Il faut avant tout réduire l'utilisation des pesticides, des émetteurs de carbone en puissance, et développer les surfaces d'absorption du carbone.

Jihel : Bonjour Madame. Après votre réussite aux Européennes (bravo, au fait), pensez-vous que les citoyens et surtout les entreprises seront plus sensibles aux questions du développement durable ?
Evidemment cela va agir. Pour les avoir rencontrées, je suis frappée de me rendre compte que de plus en plus d’entreprises optent pour un modèle soutenable, en rupture avec leur fonctionnement traditionnel, un modèle durable. Cela fait partie de leur stratégie. Il faut faire en sorte de valoriser ceux qui font réellement des efforts, notamment sur le contrôle des communications parfois mensongères ou abusives de certaines autres entreprises. Il faut plus de contrôle.

béran45 : que pensez-vous du film "home" de YAB ?gore : de nombreuses personnalités politiques disent que le film home a influencé les votants. quel est votre avis ? Avez-vous vu le film ?
liloo : Pensez-vous que Home a influencé le résultat ?
Oui je l'ai vu. Je l'ai apprécié pour sa beauté et pour sa mise en image du danger qui nous guette. La force de l'image c'est du concret pour montrer la déforestation, la fonte des glaces, la dégradation des sols... C'est un film important et c’est tout le talent de Yann-Arthus Bertrand que d’avoir su nous bousculer. Certes, il a eu un peu d'influence sur le vote car il a été diffusé peu de temps avant le vote, et c’était d’ailleurs la volonté affichée de Yann Arthus Bertrand, mais il n'est pas un facteur explicatif du scrutin. Europe Ecologie était à 14% dans les sondages avant le vote. Ce film a été compris et c'est l'essentiel. HOME a profité de cette mise en lumière et c’est tant mieux.

zouzou : Tout le monde revient au nucléaire : les Américains, les Anglais, et même les Allemands, tout le monde se trompe ?
Vous avez tort pour la programmation de centrales en Allemagne, aux Etats-Unis... Madame Merkel annonce même plus une direction vers les énergies renouvelables. Le tout nucléaire n'est pas la voie suivie majoritairement par les états, même si certaines centrales sont en chantier. La réduction de la demande passe avant la réduction de l'offre. Des projets de centrales thermo solaires sont lancés partout dans le monde et là, on est dans le vrai. Il y a d'autres solutions que le nucléaire pour la même production. Il faut envisager l'hypothèse que l'on puisse se tromper.

ali : Si Monsieur Sarkozy vous proposait de redevenir ministre de l'environnement quelle serait votre réponse ? Merci
La question ne se pose pas car je n'ai pas eu de propositions. Mon engagement politique est fort et sincère. Je veux défendre des choses, des causes qui me semblent justes comme je le faisais en tant qu'avocate. L'écologie est une de mes causes pour laquelle je combats, je ne veux pas laisser à mes enfants un monde dans un état catastrophique. Si on me donne carte blanche pour faire ce que je voudrais faire, je dis bien sur que tout est envisageable, mais cela ne semble pas être dans la logique des remaniements des gouvernements qui sont aujourd'hui constitués sur une logique de casting. C'est ma réponse, elle est pragmatique. De plus, les atteintes aux libertés publiques assumées par ce gouvernement comme on a pu le voir avec HADOPI me déplaisent au plus haut point. C'est réellement une difficulté.

Merci à toutes et à tous, vous avez été très nombreux à poser vos questions. Un mot de conclusion Mme Lepage ?
Merci pour la qualité de vos questions. J'espère que mes réponses vous ont convaincu comme le fait que ma personnalité atypique et mon combat pour mes convictions servent avant tout la cause écologique. A bientôt.
Spacer
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Lundi 8 juin 2009
Article paru dans 20minutes.fr

Après l'échec cuisant aux élections européennes, le parti de François Bayrou va devoir rassembler ses troupes en vue des régionales de 2010...
 
Après les législatives de 2007 puis les municipales de 2008, le MoDem vient d'essuyer son troisième échec, plus cinglant celui-là, aux élections européennes. L'avenir de la formation centriste de François Bayrou, qui s'était hissée à la troisième place lors de l'élection présidentielle, apparaît compromis.

François Bayrou comptait rester en position de force en vue des régionales de 2010 puis de la présidentielle de 2012. Relégué à la quatrième place, il lui sera plus que difficile de négocier avec le Parti socialiste et de représenter une alternative crédible au pouvoir en place.

Rassembler les troupes

Même s'il n'est pas dit que les Verts réussissent à transformer l'essai d'Europe Ecologique au niveau national, il faudra désormais compter avec la mouvance écologiste. Des alliances seront nécessaires. Le MoDem, déjà victime d'une hémorragie à droite au profit du Nouveau centre, doit veiller à rassembler les troupes, au risque de voir certains de ses membres déserter les rangs si rien n'est fait pour remettre l'environnement au centre des préoccupations du parti.

Corinne Lepage, présidente de Cap21 et membre du MoDem,  prévient: «Si rien n'est proposé sur ce plan, ce sera l'hémorragie. Il faut que "l'évolution soutenable" soit une réponse à la crise, notamment via les politiques publiques», explique-t-elle à 20minutes.fr. Si la députée européenne affirme qu'elle n'est pas prête à quitter le navire, elle n'oppose pas un «non» catégorique à l'invitation d'Eva Joly de regrouper la famille écologiste. «On verra, les choses sont ouvertes.»

Une gouvernance trop personnelle

Corinne Lepage reproche notamment à François Bayrou son mode de gouvernance du parti. «Il faut un vrai fonctionnement collégial et démocratique», affirme-t-elle, critiquant à mots couverts l'ambition uniquement présidentielle du leader centriste. Nombreux sont ceux qui lui ont reproché de faire campagne contre Nicolas Sarkozy et non pour l'Europe, la publication de son livre en mai cristallisant ce décalage.

Jean-Luc Bennahmias, ex-Verts passé au MoDem, reproche lui aussi une campagne pas assez axée sur «les préoccupations environnementales». «Nous avons évidemment des aménagements à faire dans la structure du MoDem, il faut que nous ayons davantage de discussions, mais ça ne change pas le fait qu'il y ait un boss», a-t-il toutefois tempéré dimanche soir.

«Il n'aurait pas dû répondre»

Jean-François Kahn se montre plus sévère à l'égard de son patron. Tête de liste MoDem dans la région Est, il a estimé dimanche soir que le parti avait payé l'«algarade» de François Bayrou avec Daniel Cohn-Bendit: «Il n'aurait pas dû répondre.»

François Bayrou a lui-même fini par faire amende honorable après l'annonce des résultats, regrettant s'être «laissé entraîner dans une polémique excessive». Le député des Pyrénées Atlantiques affirme qu'il «faut tirer les leçons» de ce «revers» et indique réfléchir à une «meilleure organisation» de son mouvement. Peut-être plus collective.

Dans «Le Monde» daté de mardi, Philippe Lapousterle, conseiller politique de François Bayrou, se veut optimiste: «Le vote de dimanche ne dit rien sur la suite des échéances nationales. L'Europe est une bataille qui fait des morts provisoires. Ce n'est certes pas une bonne journée, mais elle ne condamne pas l'avenir politique de Bayrou (...)».
Catherine Fournier
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Lundi 8 juin 2009
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Lundi 8 juin 2009

Source Les Echos

Tête de liste du MoDem dans le Nord-Ouest, Corinne Lepage a déclaré que le "mauvais" score du MoDem aux élections européennes était "une déception". A ses yeux, le Modem, "n'a pas bien su convaincre: si on avait su convaincre on n'aurait pas 8 ou 9%, on aurait fait 13% ou 14%". "Je pense que toute la partie écolo du Modem - Dieu sait comme elle est importante - n'a pas pu s'exprimer et être suffisamment mise en valeur", a-t-elle poursuivi. Corinne Lepage a expliqué être "partagée" face aux estimations de résultats étant "au Modem avec un mouvement qui s'appelle Cap 21". "Je suis une écologiste convaincue : qu'il y ait 14% de Français qui votent pour l'écologie, je ne vais pas dire que je vais pleurer, je trouve ça formidable", a-t-elle poursuivi. Interrogée sur une responsabilité du leader du Modem François Bayrou dans le score des européennes, elle a répondu : "J'aurais eu toute seule à prendre un certain nombre de décisions, je n'aurais pas pris les mêmes". Mais "je vais y rester" au Modem. "Si je suis élue au Parlement européen, je serai prête à faire une alliance démocrates-écolos", "on peut trouver des terrains d'entente", a affirmé Corinne Lepage.

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Lundi 1 juin 2009

Cap21 soutient et appelle à voter pour la liste Outre-Mer Solidaire, conduite par Gino Ponin-Ballom, et en Atlantique par Max Orville.

Ce dernier était interrogé samedi dernier à Radio Saint Barth, par François Porquet, dans le cadre de son émission spéciale pour les élections européennes.


Je vous invite à réécouter l'interview de Max Orville (7 minutes environ), en cliquant ci-dessous :




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Vendredi 29 mai 2009

Communiqué de presse du 29 mai 2009

L'écologie a choisi le vote utile


L'Europe est importante pour l'Outre-Mer.
L'Europe porte un projet de société, véhicule des valeurs démocratiques et de paix, fédère autour d'une communauté de destin.

Mais l'Europe est aussi le lieu où sont décidées les mesures en matière d'environnement, au premier rang desquelles la lutte contre le réchauffement climatique.

Pour la section Outre-Mer de cap21, parti politique présidé par Corinne Lepage et fondateur du Mouvement Démocrate, le développement durable est la clef de la réussite de nos territoires, pour nous et nos enfants.

Atteindre l'autonomie énergétique, protéger la biodiversité, traiter les déchets de manière durable, construire des logements économes en énergie, favoriser le commerce de proximité et les circuits de distribution courts, promouvoir l'agriculture vivrière locale et l'agriculture biologique,... tous ces objectifs peuvent être appuyés par l'Europe.

La liste « Outre-Mer solidaire », représentée par Gino Ponin-Ballom, Nicole Bouteau et Max Orville, à laquelle Cap21-Outre-Mer participe en tant que cofondateur du Mouvement Démocrate, a fait du développement durable l'une de ses priorités et s'engage à défendre ces valeurs au sein du parlement européen.

Cap21 Outre-Mer appelle tous les citoyens ultra-marins qui partagent sa vision de l'avenir de l'Outre-Mer à voter pour la liste « Outre-Mer solidaire » le samedi 6 juin et lui offrir la possibilité d'être présente au Parlement Européen.

Pour faire face à l'urgence écologique, le 6 juin, il n'y a qu'un seul vote utile : l'« Outre-Mer solidaire ».

Benoît Chauvin
Responsable Cap21 Outre-Mer

Pour nous contacter:
06 90 67 89 44
b.chauvin at cap21.net
www.cap21outremer.com
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Jeudi 28 mai 2009
AFP 28/05/2009

Corinne Lepage, tête de liste du MoDem dans le nord-ouest pour les européennes, a récusé aujourd'hui les affirmations de Daniel Cohn-Bendit, selon lequel elle n'aurait pas rejoint Europe-Ecologie parce qu'elle souhaitait être ministre.
 
"Je ne sais pas s'il dit cela parce que lui est frustré de ne jamais avoir été ministre, mais moi ça n'a jamais été ma règle de conduite dans la vie", a déclaré à l'AFP l'ancienne ministre de l'Environnement, qui a vu dans ces propos une "agression un peu minable".
M. Cohn-Bendit avait affirmé que Mme Lepage n'avait pas voulu rejoindre Europe-Ecologie car "elle a préféré la possibilité de devenir ministre si (François) Bayrou devient président (en 2012)".
 
"Quand Nicolas Sarkozy m'a demandé d'être ministre en 2007, j'ai refusé", a indiqué la vice-présidente du Mouvement Démocrate (MoDem).
 
Elle a expliqué avoir refusé de rejoindre Europe-Ecologie parce qu'elle jugeait que "l'attelage avec José Bové ne donnait pas une vision cohérente des solutions". "La deuxième raison, c'est que quand j'ai posé à Daniel Cohn-Bendit la question de savoir, "mais après on fait quoi?" il m'a répondu "rien" ".
 
Or "je suis dans une construction d'un projet à moyen et long terme, pas dans un one-shot", a-t-elle dit. "J'ai toujours dit que je souhaitais que le MoDem devienne le parti du développement soutenable, et c'est à cela que je m'accroche".
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Lundi 25 mai 2009
Le 6 juin, l'Outre-Mer élira 3 députés européens, soit une meilleure représentation que sur l'ensemble du territoire métropolitain.

Le mode de scrutin a été modifié, par rapport à 2004, pour tenir compte de la représentation de tous les Outre-Mer, quelle que soit leur taille. On aura donc 1 élu issu du bassin Atlantique (St Pierre et Miquelon, St Barthélemy, St Martin, Guadeloupe, Martinique, Guyane), 1 élu du bassin Indien (Mayotte, Réunion, TAAF) et 1 élu du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie Française, Wallis-et-Futuna).

Les 3 sièges seront attribués aux listes qui ont obtenu le plus grand nombre (en valeur absolue) de voix, sur l'ensemble de l'Outre-Mer.
Ensuite, la liste arrivée en tête aura comme élu le candidat de la section où il aura fait le meilleur score (en % des voix), idem pour la seconde liste, et la troisième aura la dernière zone.

L'avantage de ce scrutin est qu'on va éviter d'avoir trois élus réunionnais, et donc qu'on devrait davantage inciter les électeurs à voter.

Quel pourrait être le taux de participation ?

En 1999 et en 2004 on a observé un taux de participation élevé en Pacifique (29,3% et 33,0%) et à la Réunion (32,6% et 36,2%) alors que le taux de participation était plus faible en Atlantique (10,5% et 15,1%).
Je vois deux raisons à cette plus grande abstention :
- en 1999, le mode de scrutin était pour une circonscription nationale, avec donc des candidats peu connus de l'Outre-Mer, et le jour du vote était décalé si bien que les résultats étaient joués avant le vote, ce qui n'est pas mobilisateur.
- en 2004, les têtes de listes étaient toutes de la Réunion, et le candidat du PS n'était pas soutenu par le PS Antillais.

J'espère que cette année, les écarts de participation seront plus réduits en Atlantique, car on aura à choisir nécessairement pour un candidat pour l'Atlantique.

Quels pourraient être les résultats ?

En 1999, le PS avait fait 24,3% des voix, l'UMP 28,1% et l'UDF 10,3%, le RPF 7,0% et les Verts 5,3%.
En 2004, le PS 19,0% des voix, l'UMP 25,3% (alors que le RPF n'est plus candidat), le Modem 10,4, les Verts 8,6% et ... Paul Verges 28,9% des voix.

Pour 2009, que peut-il se passer ? Nous avons 11 listes en piste, dont les 4 principales :

- le PCR
, via Elie Hoarau, est candidat Alliance pour les Outre-Mer. Si le taux de participation progresse dans les autres territoires que la Réunion, son score moyen devrait diminuer par rapport au résultat de Paul Verges (37% dans la section Indien, 16,9% dans le Pacifique, et 24,9% en Atlantique, avec le soutien du PS local). S'il arrive en 1ère ou seconde position, il sera de fait élu en Indien

- l'UMP, très représentée dans le Pacifique, est par ailleurs "handicapée" par la moindre notoriété de Marie-Luce Penchard, qui pourrait drainer moins d'électeurs à la Réunion. N'oublions pas que même si elle a fait 45% de ses voix à la Réunion en 2004, cela ne représentait que 23,4% des électeurs, alors que Margie Sudre avait été élue "haut la main" à 40% des voix dans le Pacifique. En 1999, l'UMP obtenait 19% en Indien, et 50% dans le Pacifique. Or ce scrutin représentait bien la structure de l'électorat, hors impact des têtes de liste.
Autrement dit, si la liste UMP est élue, il est très probable que ce soit son candidat pour le Pacifique, Maurice Ponga, qui obtienne le siège à Strasbourg.

- le PS, a priori, vu le contexte national, n'a pas de raison d'obtenir un meilleur score qu'en 2004. Il eut pu en être autrement si l'Alliance n'avait pas été candidate.
Ses scores dans l'océan indien (29,5% et 25,3%) et dans le Pacifique (15,9% et 18,0%) risquent d'être préservés. Si le PS local ne "boycotte" pas le scrutin comme en 2004 (7,7% des suffrages), le PS peut espérer retrouver son niveau de 1999 en Atlantique (27,6%).
Dans tous les cas, qu'ils soient premier ou second au final, le PS dvrait avoir comme élu son candidat de l'océan Indien.

- le Modem, même s'il ne recouvre pas exactement le même positionnementque l'ex-UDF, est en position d'outsider.
En Pacifique, il devrait dépasser les 10%, soit son score de 2004, et plus que les 8% obtenus par François Bayrou à l'élection présidentielle.
En Indien, la tête de liste Gino Ponin-Ballom, conseiller général de la Réunion, devrait attirer un nombre d'électeur plus conséquent qu'en 2004, où le candidat de l'UDF avait pâti localement de la concurrence entre les têtes de listes locales. François Bayrou ayant réalisé 12,8% des suffrages à la Réunion et 21,4% à Mayotte (dont le député Abdoulatifou Aly est Modem), la liste Modem peut espérer tirer son épingle du jeu.
En Atlantique, la liste est conduite par Max Orville. Elle bénéficie des bons résultats de 2004 (21% sur tout l'Atlantique) et d'un parti politique mieux structuré.

L'enjeu pour la liste Modem est d'arriver en troisième position et de pouvoir ainsi prétendre à un siège, qui de fait, aurait de grandes chances de revenir à Max Orville (Martinique).

La liste Modem bénéficie comme atout de la dynamique créée par François Bayrou, de la volonté marquée pour les ultramarins de s'opposer à Nicolas Sarkozy, qui n'est pas intervenu dans la crise de cet hiver, et enfin du soutien de cap21, qui garantit que s'il est élu, les préoccupations écologiques seront prises en considération.

Voilà pourquoi, cette élection, en apparence compliquée, sera très intéressante à analyser et permettra d'avoir une bonne vision du paysage politique ultramarin avant les élections régionales.
































 
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Lundi 25 mai 2009

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Actualité Cap21




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